Le ministère du logement américain accuse les publicités Facebook de violation de la loi sur l’accès au logement
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Le ministère du logement américain accuse les publicités Facebook de violation de la loi sur l’accès au logement

Cela devrait être le premier épisode d’une longue série

Le département du Logement et du Développement urbain des États-Unis (HUD) a déposé une plainte contre Facebook ce vendredi 17 août. Selon une déclaration officielle du ministère, la personnalisation des publicités Facebook permet d’exclure facilement des personnes en fonction de différents critères comme “le sexe, la race, la religion, le handicap, les origines nationales ou encore le statut parental”. Facebook violerait ainsi la loi américaine sur l’accès au logement, aussi appelée “Fair Housing Act”.

Étant dans le 50ème anniversaire de cette loi très importante, le HUD semble surveiller de près Facebook, notamment suite au fait qu’il ait conclu un accord avec l’État de Washington interdisant toute discrimination. Il n’entend pas cette fois laisser Facebook “permettre aux propriétaires et aux vendeurs à domicile d’utiliser la plate-forme publicitaire pour se livrer à la discrimination” a -t-il déclaré. Avant d’ajouter que “Facebook invite les annonceurs à exprimer des préférences illégales en proposant des options discriminatoires, leur permettant de limiter efficacement les options de logement pour ces classes protégées sous le couvert de publicités ciblées”.

Or, c’est vrai que lorsqu’on y regarde de près, rien que le fait d’afficher des publicités sur le logement uniquement pour les hommes ou les femmes comme le propose Facebook, peut sembler constituer une infraction. Sans compter que le réseau permet, par exemple, de cibler uniquement les parents, ou d’exclure les personnes en fauteuil roulant de ses annonces.

Il est bon de rappeler que la “National Fair Housing Alliance” et d’autres groupes liés au logement ont déjà porté Facebook devant les tribunaux sur les mêmes questions. La plainte du HUD est donc assez tardive dans cette chasse à la discrimination sur le réseau social N°1 au monde.

Suite à cela, un porte-parole de Facebook a réitéré la position du géant américain en déclarant qu’il n’y avait « pas de place pour la discrimination sur Facebook. Elle est strictement interdite dans nos politiques. Au cours de l’année écoulée, nous avons renforcé nos systèmes pour mieux nous protéger contre les abus” et assure “travailler directement” avec le HUD à l’avenir.

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