Le 4 aout dernier, Nicolas Maduro, le président vénézuélien a été la cible d’une attaque de drones, alors qu’il prononçait un discours devant des troupes militaires à Caracas. La tentative d’attentat aurait blessé 7 soldats d’après Jorge Rodriguez, le ministre vénézuélien de l’Information.

Que sait-on de cette nouvelle attaque de drones ?

Peu de temps après l’attaque de drone, les autorités vénézuéliennes seraient parvenues à arrêter 6 suspects. Dans un communiqué officiel, Nestor Reverol, le ministre de l’Intérieur, a donné plus de détails quant au dispositif utilisé par le groupe de terroristes. On sait à présent que ce sont deux drones DJI M600, chacun chargé d’un kilogramme d’explosif C-4, qui ont ciblé Nicolas Maduro. Ceux-ci sont de qualité professionnelle et principalement destinés aux cinéastes et aux photographes, mais ils sont également capables de faire d’importants dégâts sur un rayon d’environ 50 mètres.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la méthode d’assaut qui a été utilisée pour atteindre le président du Vénézuéla est loin d’être une grande première. En effet, l’attaque de drones chargés d’explosif est très en vogue depuis quelque temps. Todd Humphreys, professeur associé à l’Université du Texas à Austin a déclaré « Il est clair que des drones de plus en plus performants et donc difficiles à arrêter deviendront un instrument clé pour les révolutionnaires » avant d’ajouter « Le défi technique à relever, pour défendre un chef d’État dans un lieu public, contre un petit drone transportant des explosifs, est beaucoup plus complexe que celui de construire un bâtiment. »

Bien que l’attaque de drones ait été contestée par plusieurs témoins, un groupe de rebelles baptisé « Soldados de Franelas », qui serait composé de civils et de militaires, a revendiqué la tentative d’attentat dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux. Reste à savoir si les drones, pour la mer et les airs, développés par le MIT pourraient au final devenir une menace par exemple…

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