L’ex-employé accusé de sabotage par Tesla contre-attaque. Martin Tripp porte plainte contre son ancienne entreprise et réclame 1 million de dollars de dommages et intérêts. Licencié et attaqué en justice pour vols de secrets industriels, Martin Tripp a décidé de ne pas se laisser faire. Selon des documents, l’homme accuse Tesla et son ancien employeur, Elon Musk, de diffamation, de violation de la vie privée et d’infliction intentionnelle de détresse émotionnelle.

Il y a quelques semaines, Elon Musk avait envoyé un mail à ses employés pour les prévenir qu’un salarié avait effectué un “sabotage assez important et dommageable” contre les systèmes informatiques de la compagnie. Tesla avait porté plainte pour vol, piratage et fausses déclarations à la presse. Martin Tripp avait en effet divulgué des informations à un journaliste de Business Insider concernant des batteries usagées installées dans certaines Model 3 et sur un nombre anormalement élevé de déchets, dans le but d’atteindre un objectif de production. L’ex-employé affirme avoir agi par conscience écologique et pour la sécurité des acheteurs. Il indique avoir tenté d’alerter ses supérieurs et ne pas avoir eu de réponse. Elon Musk aurait confié au Guardian qu’un ami de Martin Tripp les aurait contactés pour les prévenir que l’homme comptait “revenir et tirer sur les gens“. De son côté, Martin Tripp nie catégoriquement ces allégations.

Alors saboteur ou lanceur d’alerte ? C’est désormais à la justice de trancher. Ce qui est sûr c’est que cette nouvelle polémique intervient au mauvais moment. Tesla est surveillée de près par les marchés qui doutent de sa capacité à produire et livrer ses Model 3.