Redkix, dont le produit phare intègre un système de gestion du courrier électronique et de messagerie d’équipe, a été racheté par Facebook. Après l’annonce de l’ajout de nouvelles intégrations lors de la F8, cette récente acquisition permettra-t-elle (enfin) à Workplace, le réseau social d’entreprise lancé par Facebook, de rivaliser avec ses concurrents ?

Bien qu’aucune des deux entités n’ait précisé les détails financiers de cet accord, l’on sait que le rapprochement entre Redkix et Facebook est loin d’être anodin. En effet, la société fondée par Oudi et Roy Antebi a récemment levé près de 20 millions de dollars auprès d’investisseurs, dont le prestigieux fonds Salesforce Ventures. Concernant cette décision, les deux cofondateurs sur leur site, « Rapprocher les gens est au cœur de Facebook (…) Workplace apporte cette mission aux entreprises pour les rendre plus connectées et productives ».

Pour le moment, il est difficile de prédire de quelle manière Workplace intégrera la technologie développée par Redkix. En effet, même si l’on sait que les employés de Facebook utilisent l’application au quotidien, peu de détails concernant leur environnement de travail sont connus. Pourtant, ils seront sans doute les premiers à bénéficier de nouvelles fonctionnalités avant leur déploiement auprès des 30 000 entreprises partenaires.

Pour ce qui est de définir clairement comment Workplace (et donc Redkix) s’inscrive dans les plans stratégiques Facebook, c’est encore plus compliqué. En vendant des abonnements plutôt que la publicité sur son réseau social d’entreprise, la firme américaine a bien totalement les pistes. De fait, il est difficile de dire s’il s’agit d’une entité rentable, ou non. À titre de comparaison, Slack, l’un des concurrents directs de Workplace, revendique actuellement plus du double de clients payants (soit environ 70 000) et ses prévisions financières, au sujet de son chiffre d’affaires pour l’année 2018, avoisineraient le 1 milliard de dollars… En résumé, il y a donc un sacré retard à rattraper !

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