Les géants de la tech Facebook, Google et Twitter ont récemment été auditionnés devant le comité judiciaire du Parlement américain pour discuter des « pratiques de filtrage du contenu » et de censure sur les réseaux sociaux. Une occasion pour les républicains de les accuser de brider les contenus considérés comme conservateurs.

Pendant près de trois heures, mardi 17 juillet, les représentants des trois sociétés ont répondu aux questions des parlementaires pour comprendre comment les médias sociaux filtrent les contenus offensants. Mais rapidement l'audition s'est transformée en procès, les républicains reprochant aux réseaux sociaux en question d'agir selon les intérêts des libéraux. « Le site [pro-Trump] Gateway Pundit a vu son trafic en provenance de Facebook chuter de 54 % ces dernières annéesComment l’expliquez-vous ? », a entre autres accusé le député républicain de l'Iowa Steve King.

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Les hauts dirigeants de Facebook, Google et Twitter ont reconnu l'imperfection de leur technique de filtrage, mais ont réfuté les accusations de parti pris politique et de censure. «Tous les jours, nous devons prendre des décisions difficiles, mais nous n'y arrivons pas toujours. Quand nous faisons des erreurs, nous les reconnaissons et nous nous efforçons d'apprendre de ces dernières », a expliqué Nick Pickles, représentant de Twitter.

Bien que ce ne soit pas à l'ordre du jour, les démocrates ont quant à eux profité de cette audition pour poser des questions sur l'influence de la Russie lors de la campagne des élections présidentielles américaines de 2016. Plusieurs auditions avaient déjà été consacrées à ce sujet. Ce n'est en effet pas la première fois que les géants de la Silicon Valley sont convoqués devant les parlementaires, avec notamment la très médiatique audition de Mark Zuckerberg devant le congrès après le scandale Cambridge Analytica.

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