La firme américaine avait porté plainte contre Xiaolang Zhang, l’accusant d’avoir fait l’acquisition de secrets industriels. L’ancien employé a plaidé non coupable.

Un ancien ingénieur d’Apple du nom de Xiaolang Zhang est accusé de vol de documents industriels auquel il a eu accès quand il travaillait pour l’entreprise. Celui-ci aurait téléchargé plusieurs secrets commerciaux portant sur la division des véhicules autonomes de la société. Il aurait ensuite envoyé ces informations sur l’ordinateur de sa femme via AirDrop pour continuer à y avoir accès lorsqu’il ne travaillerait plus chez Apple. Examinées par le FBI, 60% des données comprises dans l’ordinateur ont été jugées comme étant confidentielles. Celles-ci portaient sur les systèmes de batteries, les prototypes ou encore les besoins en énergie sur lesquels travaille actuellement la firme à la pomme.

Lorsque celui-ci a quitté l’entreprise, il avait pour objectif de partir travailler pour une start-up chinoise du nom de XMotors officiant dans le domaine… des véhicules autonomes. Peu connu en occident, XMotors est financé par Alibaba, l’une des plus importantes entreprises du secteur de la tech en Chine.

Xiaolang Zhang a été arrêté par le FBI à l’aéroport alors qu’il allait prendre l’avion pour la Chine, en possession d’un « billet aller-retour de dernière minute ». Travaillant pour la société américaine depuis 2015, il s’était déjà rendu dans le pays lors d’un congé parental en avril 2018. Par la suite, il avait indiqué qu’il démissionnait pour se rendre sur place afin d’être auprès de sa mère malade et de travailler chez XMotors.

À ce titre, l’ancien ingénieur risque dix ans de prison et une amende de 250 000 dollars. Devant le tribunal, Xiaolang Zhang a plaidé non coupable. Néanmoins, il n’a pas expliqué pourquoi il avait téléchargé et envoyé ces documents confidentiels via AirDrop.

Cette affaire n’est pas sans rappeler l’accusation d’Elon Musk à l’égard d’un des employés de Tesla. Dans un email envoyé à son équipe, le PDG indiquait que l’employé aurait été surpris en plein sabotage : il aurait alors modifié un code source sensible et envoyé des données sensible à des tiers. Une enquête est en cours.

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