À partir de mi-août, il ne sera plus possible pour les clients de Netflix de lire et de soumettre des avis sur la bibliothèque de contenus. Une information parvenue par email aux utilisateurs ayant récemment laissé un avis. Une prise de décision pour faire suite à une évolution de la façon de consommer les films, séries et documentaires par les utilisateurs.

[…] Cette fonction n’est offerte que sur le site Web et son utilisation a diminué au fil du temps. – Smita Saran, une porte-parole chez Netflix.

Si l’on se base sur la part des connexions de Netflix (dans le monde en 2017), par support, l’ordinateur représentait 40 % contre 30 % pour le mobile et 25 % pour la télévision. Or la lecture et la soumission d’avis ne sont disponibles que sur PC. Il faut donc croire que la part de connexion à Netflix a évolué en faveur des autres supports que sont le mobile et la télévision. Pour ces derniers, l’avis client est illustré par le symbole du “Pouce levé, baissé” pour apprécier ou déprécier l’un des contenus. Un changement de notation qui avait supplanté en mars 2017 le système des “cinq étoiles”.

Vous avez contribué à un examen sur Netflix au cours de l’année dernière. Nous voulions vous informer que cette fonction sera retirée le 30 juillet en raison de la baisse d’utilisation. Nous vous remercions de prendre le temps d’écrire une critique. Tous vos commentaires seront disponibles sur netflix.com/reviews jusqu’au 30 juillet. – L’équipe Netflix.

Selon différents médias, la notation par “pouce” est décriée par certains utilisateurs et ne permet pas de juger efficacement de la qualité des contenus. Quant à Netflix, la notation n’entre pas dans les facteurs de son algorithme pour suggérer un contenu en particulier en fonction de l’utilisateur. La question qui être posée est : est-ce que finalement la notation est essentiel à Netflix ? Plus exactement, est-ce que cela crée une valeur monétisable ? Si l’on regarde sa stratégie marketing pour acquérir de nouveaux abonnés (qui constitue son chiffre d’affaires), elle est essentiellement axée sur les contenus dits “originaux” avec des productions co-financées et parfois des distributions exclusives. Une stratégie gagnante si l’on se fie sur sa capitalisation boursière et le nombre d’abonnés.

Sources : CNET / Statista.