Comment fabrique-t-on les monnaies cryptographiques ?
Technologie

Comment fabrique-t-on les monnaies cryptographiques ?

On compte aujourd'hui des centaines de monnaies cryptographiques

La vague de Bitcoins qui a envahi la planète ces dix dernières années n’est pas passée inaperçue. Cette monnaie virtuelle dont la valeur semblait à l’origine tout aussi virtuelle a rapidement gagné en popularité et on estime aujourd’hui à environ 8.000 € la valeur d’un Bitcoin. Un investissement profitable n’arrivant jamais seul, les trader le Bitcoin s’est popularisé et on compte aujourd’hui des centaines de monnaies cryptographiques dont le Litecoin, l’Ether, ou encore Ripple, dont la plateforme utilise surtout sa monnaie virtuelle afin d’accélérer les transactions internationales et de prendre la tête du marché des transferts interbancaires à l’étranger.

Avantages et inconvénients

L’argument le plus vendeur en faveur des monnaies utilisant la chaine de bloc, comme c’est le cas du Bitcoin, est que les transactions sont rapides, complètement anonymes, et quasiment infaillibles. C’est ainsi que certaines banques ne tarderont peut-être plus à lancer leur propre monnaie et plateforme cryptographiques, comme semble l’indiquer l’alliance entre Ripple et la banque islamique Kuwait Finance House.

Comment crée-t-on une monnaie virtuelle ?

La programmation d’une crypto-monnaie passe d’abord par la compréhension de la communauté ciblée et des objectifs de la devise. Cette étape correspond à l’étude de marché, et elle n’est pas à prendre à la légère car c’est elle qui déterminera du succès du réseau.

Une fois déterminés les groupes ou marchés qui pourraient bénéficier de la nouvelle monnaie, on doit ensuite créer l’algorithme informatique qui dictera les paramètres de validation de chaque bloc de la chaine. Pour cela, la plupart des monnaies virtuelles actuelles se sont simplement basées sur le code open-source, intitulé C++. Le processus est donc relativement simple et à la portée de n’importe quel programmeur amateur. Certaines des plateformes les plus importantes ont toutefois complètement modifié certains aspects du programme, rendant ainsi leur monnaie plus complexe, plus fiable et plus difficile à imiter.

La prochaine étape consiste à intéresser les mineurs, c’est-à-dire les individus ou groupes en possession d’une certaine puissance informatique qu’ils sont disposés mettre à la disposition du réseau afin de valider les transactions. Un peu comme une entreprise doit se faire une clientèle, les mineurs sont la clé qui permettra à une monnaie de gagner de la valeur, et il est donc essentiel de gagner leur confiance et de faire connaitre le nouveau concept.

Une fois que le réseau de mineurs prêts à nourrir la chaine est en place, la plateforme va chercher des revendeurs qui accepteront la monnaie. Autrement dit, il est temps d’utiliser tous les atouts marketing de la plateforme et de ses investisseurs pour convaincre les marchés que la nouvelle monnaie virtuelle détient une certaine valeur. C’est le moment de vérité, et c’est là que le travail de recherche fait au début du processus portera ses fruits, ou non, auprès du public ciblé.

Il reste ensuite à faire prospérer cette nouvelle devise et le réseau qui l’alimente. Parmi les arguments qui ont permis à certaines de ces monnaies de se faire une place sur les plateformes de trading et voire même dans les transactions quotidiennes, la fiabilité, la confidentialité et la rapidité des transactions sont en tête. Leur anonymat est également un argument de taille et la principale raison pour laquelle les organismes bancaires et gouvernementaux ont en tête de contrôler, voire de s’approprier le principe.

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