La firme a confirmé que sa mise à jour iOS allait effectivement empêcher les autorités d’accéder aux informations contenues dans les appareils via une technique qu’elles utilisaient jusqu’ici.

Le 13 juin, Apple a déclaré qu’elle avait fait une mise à jour qui ne permettrait plus aux autorités d’accéder aux données personnelles de ses smartphones. Pour rappel, la relation entre le gouvernement et la société s’est compliquée lorsque la compagnie a refusé de donner l’accès au téléphone du terroriste de San Bernardino après la fusillade. Si les deux entités ont finalement évité le procès puisque le FBI a trouvé une solution pour accéder au contenu du mobile, ces questions posent toujours problème. En modifiant le port de charge de l’iPhone, Apple semble déterminé à faire le choix de la protection de la vie privée.

Déjà discutée au mois de mai, la fonctionnalité « USB Restricted » permettrait d’éviter de transférer des données via USB, comme c’était le cas jusqu’ici. Ainsi, un iPhone verrouillé pendant plus d’une heure ne pourra pas permettre à l’utilisateur de transférer des données. Pour se faire, il faudra absolument que celui-ci le déverrouille à l’aide de son code ou de ses empreintes biométriques. Dans le cas inverse, le port USB sera seulement exploité pour la charge du mobile.

Dans un communiqué, la firme précise : « Chez Apple, nous mettons le client au centre de tout ce que nous concevons […] Nous renforçons constamment les protections de sécurité de chaque produit Apple pour aider les clients à se défendre contre les pirates informatiques, les voleurs d’identité et les intrusions dans leurs données personnelles. Nous avons le plus grand respect pour l’application de la loi, et nous ne concevons pas nos améliorations de sécurité pour contrarier leurs efforts à faire leur travail ». Selon ses dires, Apple ne tient donc pas à entraver l’application de la loi, mais simplement à protéger ses utilisateurs. Malgré cette précision, pas sûr que les autorités apprécient cette dernière mise à jour.

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