La société éponyme du réseau social Facebook continue d’être dans le collimateur des journalistes investigateurs depuis l’affaire Cambridge Analytica. En cause cette fois-ci, le partage de données personnelles à certains de ses clients comme la liste des “amis de …” avec un accès aux numéros de téléphone et le “degré de proximité” entre eux.

Si le grand public ne s’offusque plus forcément de ces fuites, cette nouvelle venant du média The Wall Street Journal (WST) pourrait à nouveau entacher la confiance des utilisateurs envers Facebook. Pour comprendre le contexte, il faut revenir à 2015 où le réseau social bloquait l’accès de son API aux développeurs d’applications in-app à Facebook. Ce qui était censé limiter les déboires que l’on connaît aujourd’hui. Cependant, une “whitelist” serait passée outre de ce blocage avec différents partenaires comme Nissan ou la banque RBC Capital Markets. Si la vente de données personnelles peut-être un revenu complémentaire à la publicité (c’est le cas de Twitter), elle doit être en accord avec la loi américaine dans ce contexte. Or si l’enquête du WST se confirme, alors Facebook serait en tort, puisque le réseau social n’aurait pas demandé le consentement des utilisateurs concernés. Comme évoqué au début de l’article, la vente des ces données concerne les “amis de …” d’une page Facebook. Les annonceurs du réseau social connaissent bien la valeur de telles données pour comprendre son marché et prospecter de manière qualitative !

De son côté, Facebook se défend sur Twitter et met en cause deux éléments de l’enquête journalistique. Premièrement, Facebook dénonce la date de ces partenariats tout ainsi que la portée des données personnelles transmises. La plateforme sociale dément le partage des centres d’intérêt ou encore leur numéro de téléphone au sein de cette liste des “amis de …” :

Enfin, cette divulgation fait écho à certaines informations parvenues récemment à l’un de nos rédacteurs. Nous avons appris l’existence d’un outil qui pourrait bien s’apparenter à cette “whitelist” d’annonceurs qui auraient quelques prérogatives sur les donnes des utilisateurs du réseau social… Un sujet est en cours de rédaction au sein de l’équipe.

Sources : The Wall Street Journal / Compte Twitter de Facebook.