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Du covoiturage au court-voiturage, attachez vos ceintures : le marché présenté par 4 start-ups

Apanage de Blablacar depuis 2006, le covoiturage représente aujourd’hui avec panache la réussite d’une filière de l’économie collaborative. Douze ans plus tard, de collaboration il en sera justement question cet été. L’actualité des grèves SNCF devrait en effet permettre à une déclinaison du covoiturage de se mettre en avant : le court-voiturage.

On ne compte plus les heures perdues par les conducteurs pour effectuer, à priori, 2 fois par jour et 5 fois par semaine, le fameux trajet domicile-travail. Et s’il faut bien reconnaitre le grand avantage de pouvoir raler tout seul dans vehicule, ce n’est pas ce qui va désengorger des routes, qui devraient justement s’encombrer compte tenu des grèves.

Alors certes, les taxis auront l’occasion de saisir leur part du gâteau dans les mois à venir. Mais, « ils sont une mauvaise réponse à une bonne question », comme le souligne Jean-Baptiste Rudelle. Le fondateur de Criteo avait d’ailleurs lancé son propre service de court-voiturage, Less, il y a un an. Et preuve en est que le transport courte distance urbain monopolise l’attention : Blablacar a récemment racheté Less.

Pour faire face à ce problème de grèves, Ile-de-France Mobilités a ainsi subventionné 8 start-up du court-voiturage.

Afin d’y voir plus clair dans cet embouteillage d’acteurs, 4 d’entre eux ont accepté de répondre à un questionnaire. Dans celui-ci,  il ne s’agit pas de sortir de gros chiffres et de descendre la concurrence. Non, on s’interesse à la vision d’un marché qui a vocation à prendre de l’ampleur. On y discute  émergence, conversion des utilisateurs et cohabitation avec les flottes de covoiturage des constructeurs automobiles. Une facon pour le public d’identifier le positionnement de chacun des acteurs.

Pour représenter ces 4 start-ups:

  • Clem’ : Arianne Zenker (Directrice Marketing & Communication), Bruno Flinois (Président)
  • Covivo : Marion Deton (Chargée de Communication) et Matthieu Jacquot (Directeur)
  • iDVROOM : Gaelle Maret (Directrice Marketing & Communication) et Eléonore Gérard (Chargée de Relations Presse et Communication)
  • Ouihop : Jean-Baptiste Boneu, Laurent Maghissian, Franck Rougeau (les 3 Co-Fondateurs)

A quel facteur principal attribuez-vous l’émergence du marché du court-voiturage ?

Clem : « Pour moi, il s’agit d’une convergence de 4 principaux facteurs : nous sommes clairement entrés dans l’ère de l’économie de partage (plébiscitée notamment par les nouvelles générations) ; la voiture demeure un poste coûteux (6303 euros / an
selon l’Automobile Club de France) ; les transports en commun ne maillent pas suffisamment certains territoires ; et nous devons impérativement nous impliquer davantage, chacun à notre échelle, dans la lutte contre les embouteillages et la
pollution de l’air. De fait,le court-voiturage répond à un véritable besoin, en particulier sur les trajets récurrents type domicile-travail ou sortie de gare-travail : il offre une solution souple et écologique, permet de faire gagner un temps considérable tout en favorisant l’accès à des territoires peu ou mal desservis. Une étude Karos a montré que « la mise en place d’une offre de court-voiturage intégrée au transport en commun (…) permet de (..) gagner jusqu’à 40 minutes par jour sur les trajets réguliers. »

Covivo : « Blablacar s’est imposé comme leader sur la « grande distance » en covoiturage et Uber en VTC: cela a donné des envies à de nombreuses start-up qui ont vu dans les distances du quotidien un terrain à occuper laissé libre jusque là. Mais cela n’indique pas qu’il y ait un vrai marché solvable. Les services de transport du quotidien classiques sont largement subventionnés et même les plateformes avec des coûts d’exploitation bien plus faibles ont parfois du mal à trouver un seuil d’équilibre. Toutefois le covoiturage, parce qu’il a des coûts structurels beaucoup plus faibles peut s’imposer plus logiquement que les modes classiques en inventant des modèles économiques hybrides (les grandes métropoles et les Régions comprennent l’intérêt d’inciter au covoiturage pour augmenter la pratique et optimiser les infrastructures existantes mais la perspective de véhicules électriques et autonomes plaide aussi pour des usages partagés). Il y a aussi une lente évolution des comportements pour les utilisateurs qui cherchent progressivement à se passer de la voiture qui tourne trop souvent au ralenti ou pour faire des économies sur le long terme. »

OuiHop : « L’émergence du marché du covoiturage dynamique est portée par les drivers suivants :

– la démocratisation des smartphones et l’amélioration de la couverture réseau (4 G) qui rendent possible la création de services mobile a
– la démocratisation de l’usage des GPS (google maps, Waze, gps intégré, tomtom & co) qui permettent la création de service basé sur la fonction GPS
– la diffusion des principes de l’économie collaborative et le succès de Blablacar qui à fait rentrer le covoiturage dans les usages. »
iDVROOM : « Nous assistons actuellement à une émergence de l’économie collaborative en général et à une forte appétence pour le covoiturage pour 2 raisons principales : faire des économies et préserver l’environnement. Aujourd’hui les villes et les entreprises incitent fortement les automobilistes à partager leur voiture également pour décongestionner les axes routiers et préserver les salariés d’un stress supplémentaire causé par les bouchons, la pollution etc. Le covoiturage est donc une solution simple avec des outils pensés de façon intuitive pour mettre en relation conducteurs et passagers qui souhaiteraient se déplacer sur un même axe routier. »

Parmi les enjeux du covoiturage de proximité, on trouve cette notion de confiance en l’inconnu. Ce tiers étranger qui intervient dans un aspect essentiel du quotidien : le trajet domicile – travail. Quels sont les éléments de langage que vous mettez en avant pour rassurer ?

Clem : « Chez Clem’, nous proposons un covoiturage communautaire associé à un service d’autopartage : ce sont les personnes abonnées au service qui proposent de partager leur trajet ; et les véhicules sont les voitures électriques des stations sur
un territoire donné. Ainsi la voiture et son conducteur appartiennent à une communauté, ce qui minimise fortement la donnée de l’inconnu. »

Covivo : « Nous avons sur notre plateforme la possibilité d’évaluer les covoitureurs ce qui augmente la confiance en l’autre. Il est nécessaire aussi dans les profils de retrouver des points communs qui rassurent (même entreprise, même zone d’activité, même voisinage…) et qui peuvent permettre de prendre contact par téléphone ou email avant le premier rendez-vous.  Enfin si la technologie ne peut pas tout, elle permet d’activer une tracabilité des covoiturages de nature à prévenir tout comportement déviant : c’est important sur un premier covoiturage qui serait de nature occasionnelle. »

OuiHop : « En mettant en relation 2 inconus dans une voiture, notre capacité à créer de la confiance au sein de la communauté est notre facteur clé de succès. Cette notion est d’ailleurs rappelé dans notre tagline « OuiHop’, l’autostop urbain en confiance ». Nous avons ainsi mis en place un écosystème complet pour créer de la confiance :

  • Un système de notation systématique après chaque covoiturage. OuiHop‘ demande une évaluation après chaque transport. Ces évaluations sont visibles par la communauté. En cas de faible évaluation, un contact direct est pris avec l’utilisateur.
  •  La vérification des profils et des coordonnées  OuiHop‘ vérifie les emails et les numéros de téléphone afin de garantir l’authenticité des mises en relation.
  •  L’instauration de valeurs fortes, socle de la confiance Nous partageons et diffusons des valeurs de « Respect » « Entraide » « Intelligence collective ». au sein de la communauté. Elles sont notamment traduite via notre blog et la rubrique portrait d’utilisateurs. »

iDVROOM : « Le covoiturage est en effet une question de confiance. Cela peut être un frein à franchir le pas pour de nombreux automobilistes. Le dépôt d’avis sur les plateformes de covoiturage est un élément de réassurance, ainsi que les avis Google, Facebook.. la certification (CNI, Permis de conduire, numéro de mobile) et les partenariats noués entre iDVROOM et des partenaires importants tels que SNCF, Europ Assistance, SANEF, APRR, Renault… »

Contrairement aux covoiturages longues distances, le court-voiturage ne présente pas un intérêt financier aussi intéressant pour les conducteurs. Quels sont vos autres leviers d’action pour convertir et garder vos utilisateurs ?

Clem : « Notre cas est différent d’une simple proposition de covoiturage, qu’il soit de longue ou de courte distance : la richesse de l’offre de Clem’ est dans la large palette de services proposés, et notamment l’association du covoiturage à l’autopartage. Aussi le conducteur peut-il partager le coût de sa location d’autopartage avec les passagers covoiturés. Nous imaginons aussi avec nos clients des mobilités à dimension sociale (pour que personne ne soit exclu de la mobilité) et nous misons sur des mobilités propres avec des véhicules électriques rechargés au bon moment et avec une part d’énergies renouvelables. »

Covivo : « Il ne faut tout de même pas ignorer le facteur économique même s’il est moins important que la longue distance, cumulé cela devient intéressant pour un conducteur. Roulezmalin.com est une plateforme libre et gratuite, nous ne prenons pas de commission sur les trajets, et c’est un véritable avantage car il augmente les économies réalisées de part et d’autre. Ensuite nous avons mis en place des sytèmes de fidélisation (suivi des covoiturages pour organiser le paiement ou les tours de conduite mais aussi systèmes de points qui peuvent donner droit à des bonus/cadeaux). Certains employeurs nous ont aussi demandé de développer la certification ou preuve de covoiturage pour rembourser les kilomètres covoiturés et nous sommes les premiers et les seuls à proposer ce service. Nous proposons aussi depuis 2010 un service dynamique: les covoitureurs connectés sur l’application peuvent être mis en relation de manière instantanée sans que le conducteur n’ait à faire quoi que ce soit sur son téléphone. Enfin notre ressort reste la sensibilisation à notre impact sur le climat: même quand on covoiture déjà à 2 ou 3, il arrive qu’il y ait encore une petite place pour covoiturer à 3 ou 4 et pour cela mieux vaut rester actif sur la plateforme! »

OuiHop : « Le modèle économique du covoiturage courte distance est en effet un point central. Chez OuiHop‘, pour rendre incitatif le partage de ses trajets quotidiens, nous avons gamifié l’application : les automobilistes qui roulent connectés à notre application accumulent une monnaie virtuelle (les Hopiz) et des tickets de loterie qu’ils peuvent ensuite convertir en cadeaux sur notre plateforme de récompense le Hop’Store, ou jouer à notre loterie mensuelle. »

iDVROOM : « Le covoiturage domicile-travail permet de faire des économies quotidiennes, des économies pouvant aller jusqu’à 1800€ par an, ce qui est loin d’être négligeable. Ce levier est déjà très important pour les conducteurs et les passagers puisque les économies sont l’un des facteurs de motivation. Par ailleurs, nous récompensons régulièrement les covoitureurs en fonction de leur usage, lors d’opérations spécifiques pour les récompenser de leurs dépôts de trajet et leurs demandes de réservation sur nos plateformes.  »

Ces derniers mois, des constructeurs automobiles -notamment Renault avec EZ-Go- ont annoncé le lancement de leur propre flotte de covoiturage autonome. Comment anticipez-vous la cohabitation ?

Clem : « Nous voyons d’un bon œil cette cohabitation qui contribue à la diffusion du covoiturage comme un nouveau comportement de mobilité. A nouveau, compte tenu de notre modèle construit en premier lieu sur l’autopartage, nous sommes
compatibles et complémentaires. Notre plateforme « ouverte » permet de renvoyer les recherches de covoiturage vers d’autres acteurs du marché du covoiturage et vice versa afin que l’usager ait le maximum d’options. Parce que nous sommes une
solution implantée localement dans les territoires, il est essentiel que l’on puisse accueillir des acteurs qui ont un scope géographique plus large. »

Covivo : « EZ-Go est la forme sans doute par laquelle la voiture autonome peut finir par s’imposer et à ce titre nous y croyons: dès 2010 dans un « carrefour des possibles » nous avions suggéré à Renault d’intégrer le covoiturage dynamique dans ses ordinateurs de bord. L’enjeu à l’époque pour eux comme aujourd’hui, ce sont les données ou la masse critique pour que les trajets puissent être effectivement covoiturés. Donc soit leur marketing est suffisant mais forcément très onéreux, soit ils travaillent avec des partenaires en mesure d’échanger les données avec des coûts d’acquisition d’usagers plus faibles. Nous cultivons donc nos innovations de manière coopérative pour que la valeur ajoutée puisse être partagée dans des logiques gagnant-gagnant. »

OuiHop : « Le secteur de la mobilité évolue vite. Chez OuiHop‘, nous pensons que les frontières entre les constructeurs automobiles (= industriels) et les pure players du digital vont s’estomper et se mélanger à terme. Notre technologie de covoiturage en temps réel s’intégrera naturellement dans les flottes de véhicules autonomes. Nous deviendrions dans ce cas technology provider. »

iDVROOM : « Nous travaillons déjà en partenariat avec Renault sur le sujet. Nous dévoilerons bientôt notre projet commun avec eux. »

Quelle est votre vision de la croissance du marché, et sur quel aspect stratégique mettrez-vous l’accent pour en conquérir des parts ?

Clem : « Du côté de Clem’, nous misons sur l’association entre covoiturage et autopartage, avec une capacité à imaginer des services adaptés aux besoins des territoires périurbains et ruraux, et à prendre en charge tout ce qui relève du covoiturage de
rabattement en complément des transports en commun – par exemple pour les trajets gare-domicile, gare-bureau dans lequel la voiture devient une sorte de navette qui embarque d’autres passagers. Et tout ça, sans parler du développement du véhicule autonome qui va faciliter le partage de trajets et effacer les frontières passager/conducteur. »

Covivo : « Le marché « transport du quotidien » est gigantesque. C’est la donnée qui est au centre et qui donne de la valeur à nos activités. Souvent elle vient des usagers qui en disposent de façon justement protectrice (la directive RGPD vient le rappeler). Nous mettons les usagers, nos clients et leurs données au coeur de notre système pour qu’ils en percoivent une juste rémunération. C’est un contre-point au modèle dominant qui nous démarque et nous permet de conquérir des parts! »

OuiHop : « Le marché BtoC et BtoB va croître très fortement. L’ensemble des drivers sont au vert. Pour conquérir des parts de marché nous concentrons nos efforts sur l’amélioration du produit pour qu’il réponde parfaitement aux besoins des utilisateurs.  Notre partenariat technologique en France avec Waze permet de rendre simple et accessible le covoiturage en temps réel pour les millions d’utilisateurs de Waze. »

iDVROOM : « Le covoiturage courte-distance est en pleine essor, il fait partie des nouveaux modes de mobilité et complémentaires aux transports en communs. En cette période de grèves, nous accompagnons les usagers par une offre de remboursement sur les covoiturages effectués pendant la période et une carte carburant pour les conducteurs. »

Les mesures gouvernementales se sont multipliées pour inciter à covoiturer, notamment via la loi de transition énergétique. Quelles sont les autres mesures attendues pour franchir un nouveau cap ?

Clem : « Au-delà de la création de files de circulation, de places dédiées ou d’aires de covoiturage, il y a les coups de pouce financiers sur le modèle de l’opération lancée par Ile-de-France Mobilités pendant les grèves. Ce type d’opération vise à
évangéliser ces nouveaux services et leurs atouts, afin d’éduquer les consommateurs français aux bénéfices personnels du covoiturage comme à son impact sur l’environnement (ndlr : qualité de l’air, embouteillages, etc.) et à les inciter à le tester. »

Covivo : « La loi sur la transition énergétique pourrait devenir contraignante (aujourd’hui aucune sanction n’est prévue si elle n’est pas respectée pour les plans de mobilité) pour qu’elle produise plus d’effets. Il est également important que chaque région/territoire possédant une plateforme de covoiturage puisse inciter davantage les entreprises et les utilisateurs. Comme  l’île-de-france avec l’opération « Tous ensemble pour le covoiturage » qui rémunère à hauteur de 2€ les trajets covoiturés. L’idée de remboursement des kilomètres covoiturés fait aussi son chemin mais l’équilibre du financement est à trouver en cohérence avec les autres modes de transport durables. Enfin ne négligeons pas les avantages en nature (stationnement, voies réservés, péage autoroutier…). Il faut également plus largement communiquer sur les avantages intrinsèques du covoiturage, et faire comprendre que celui-ci n’est pas obligatoirement pratiqué tous les jours. »

OuiHop : « Les mesures gouvernementales sont extrêmement intéressantes. Les récentes levée de fonds et croissance du marché sont largement dues au soutien du gouvernement. La mesure la plus emblématique et qui devrait être prolongée et généralisée dans l’ensemble des grandes villes de France est l’action d’Ile-de-France Mobilités (ex-STIF) sur le covoiturage. Île-de-France Mobilités a menée 2 action simultanée:  l’intégration dans l’application ViaNavigo des offres de covoiturages via des API (=donne de la visibilité à l’offre) ; et  versement de 2€ aux plateformes agrées pour chaque covoiturage qui sont ensuite reversé en bonus au conducteur (=donne de l’incitation à recourir au covoiturage). Cela signifie que le covoiturage commence à être considéré comme une solution de transports public crédible.  »

iDVROOM : « Les autres mesures attendues pour franchir un nouveau cap sont plus d’espaces réservés aux covoitureurs (places de parking, voies dédiées…) pour développer le covoiturage. Le soutien des collectivités locales et de l’Etat est important. Nous sommes déjà partenaire d’Ile-de-France mobilité pour promouvoir le covoiturage dans la région. »

Pour terminer, y a t’il une entreprise modèle sur un autre marché dont vous vous inspirez pour la stratégie de croissance ?

Clem : « Nous n’avons pas de modèle en tête. Nous avançons sur un marché où les autres référents (Uber, Blabalacar, Car2go…) sont différents de nous par les services proposés et créent chacun un référentiel en matière de mobilité. Notre modèle est d’offrir un bouquet complet de services d’électromobilité et d’avoir l’agilité pour l’adapter aux spécificités de chacun des territoires péri-urbains et ruraux (en termes de nombre de voiture, de nombre de stations, de nombre de bornes de charge, de localisation des stations, de palette de services disponibles). Nous sommes agnostiques de toute marque de véhicule et d’infrastructures de bornes de charge. Notre objectif est de permettre aux usagers de bénéficier de services verts de mobilité qui simplifient leur quotidien sur un territoire donné. De ce fait, les grands acteurs de ces différents segments ne sont pas des concurrents ; nous sommes complémentaires et n’hésiterons pas travailler avec eux pour proposer le service le plus complet aux usagers. »

Covivo : « Beaucoup d’entreprises dans d’autres domaines sont sources d’inspiration mais vous dire lesquelles aujourd’hui serait déjà trop vous en dire, la suite au prochain interview! »

OuiHop : « Yuka sur le marché des applications mobile d’évaluation des produits de grande consommation. En effet, sans publicité, il arrive à se hisser parmi les 10 applications les plus téléchargées de l’App Store et Google Play.  C’est le résultat d’une application extrêmement utile, simple et facile d’utilisation.  »

iDVROOM : N’a pas répondu

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