Après deux ans d’activité, le gouvernement a finalement décidé de fermer l’application d’alerte attentat SAIP, jugeant que les réseaux sociaux étaient plus utiles.

Pour rappel, le gouvernement a lancé l’application Système d’alerte et d’information des populations (SAIP) en question à la veille du lancement de l’Euro 2016 en France. À cette époque, il avait jugé bon de se tourner vers le numérique pour prévenir les citoyens de potentiels risques et des zones à éviter. De fait, l’application mettait en avant la couleur verte lorsque tout allait bien et prévenait les utilisateurs avec une couleur rouge lorsqu’il se situait dans une zone considérée comme étant à risque. Des conseils basiques tels que « Abritez-vous » ou « Ne vous exposez pas » étaient prodigués.

Supposée se déclencher en temps réel, l’application a été victime de nombreux ratés, si bien qu’elle a parfois mis beaucoup de temps à lancer l’alerte. Lors de l’attentat qui a eu lieu à Nice le 14 juillet 2016, SAIP n’a signalé aucun trouble aux utilisateurs avant de prévenir ces derniers avec deux heures de retard. Elle a aussi dysfonctionnements lors de la prise d’otage à Trèbes et l’agression qui a eu lieu au Louvre l’an dernier. Par contre, elle a bel et bien fonctionné en affichant une alerte survenue suite à un canular lancé en septembre dernier.

Si le gouvernement laisse enfin tomber une application déjà obsolète, c’est pour se focaliser sur d’autres canaux d’informations. Ainsi, celui-ci s’appuiera désormais sur la puissance de Facebook, Twitter et Google. Cela semble logique puisque, comme le précise Frédéric de Lanouvelle, porte-parole du Ministère de l’Intérieur : « Plutôt que de créer notre outil qu’il faut connecter à tous les Français, il faut utiliser des outils existants que les gens ont déjà sur leurs smartphones ». Ainsi, Facebook affichera les informations du gouvernement en même temps que l’outil Safety Check du réseau social sera activé. Pour ce qui est de Twitter, la plateforme mettra en avant les messages d’alertes officiels dans le cas où un attentat survient. De plus, le gouvernement a lancé un compte Twitter baptisé @Beauvau_Alerte, qui sera chargé de relayer les informations. Le Ministère invite les utilisateurs à s’abonner au compte et à activer les notifications sur mobile. Enfin, Google affichera les messages du gouvernement si un utilisateur tape des mots clefs en lien avec l’événement en cours.

Les entreprises « RATP, Vinci autoroutes, France Télévisions et Radio France » se sont elles aussi engagées à relayer les messages sur leur plateforme en cas de besoin.

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