Les deux entités ont lancé une enquête conjointe afin de déterminer si la société Cambridge Analytica a violé les lois électorales américaines.

Dans un article daté du 15 mai, le New York Times révèle que le département de la Justice et le FBI mène une enquête portant sur le rôle de Cambridge Analytica sur les élections présidentielles américaines. Actuellement, la procédure débuterait seulement et de potentiels liens entre la campagne présidentielle de Donald Trump et l’entreprise n’ont pas été établis. À plus long terme, cette enquête conjointe devrait déterminer si l’acquisition et l’utilisation des données personnelles sont en violation avec la loi américaine. Pour rappel, Cambridge Analytica a utilisé une fausse application Facebook afin de récolter les données de 87 millions de profils d’utilisateurs et de créer des modèles psychologiques précis. En se basant sur le modèle dit des Big Five, Cambridge Analytica a analysé les profils selon plusieurs critères baptisés OCEAN : l’ouverture à l’expérience, la conscience, l’extraversion, l’agréabilité et le névrosisme. Grâce à ces analyses, la société britannique a pu mettre en place des systèmes de ciblages publicitaires très précis et ainsi espérer influencer le résultat des élections présidentielles américaines 2016.

Une autre partie de l’enquête porte sur l’historique financier de l’entreprise et ses relations avec certaines banques. Un enquêteur du nom de Brian Kidd, chargé de la fraude financière au ministère de la Justice, est impliqué dans l’enquête.

Si Cambridge Analytica se défend de favoriser une orientation politique au détriment d’une autre, Steve Bannon est l’un des fondateurs de l’entreprise. Ancien président du site web d’extrême droite Breitbart, l’homme a également été le directeur général de la campagne de Donald Trump. Connu pour ses soutiens en faveur des campagnes politiques conservatrices, le milliardaire Robert Mercer a aussi contribué très largement à faire grandir Cambridge Analytica.

Pour rappel, l’entreprise britannique a indiqué qu’elle mettait la clef sous la porte il y a peu, arguant du fait que ses activités avaient été calomniées. Néanmoins, Emerdata semble se présenter comme une entreprise similaire à celle dont les activités auraient prétendument cessé. Rebekah et Jennifer Mercer, filles du milliardaire Robert Mercer, ont rejoint le conseil d’administration de l’entreprise dont le siège est situé à la même adresse que SCL Group, société mère de Cambridge Analytica.

L’enquête devrait permettre d’apporter de dénouer des problématiques qui restent actuellement assez troubles.

Source.