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Facebook suspend 200 applications suite à l’affaire Cambridge Analytica

Un site web permet de savoir si vous êtes concerné ou non.

Le nettoyage de printemps a commencé pour Facebook avec l’annonce d’un retrait de 200 applications aux « activités suspicieuses » en matière de collecte des données. Cela fait bien sûr suite au scandale de l’affaire Cambridge Analytica en mars dernier.

L’audit interne de Facebook avait commencé dès le 21 mars, soit trois jours après la publication par le New York Times, The Guardian et Channel4 de l’enquête sur la collecte et les utilisations des données centralisées sur Facebook par la société Cambridge Analytica. Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook Inc., l’avait promis en publiant sur la plateforme sociale : « Tout d’abord, nous allons enquêter sur toutes les applications qui avaient accès à de grandes quantités d’informations avant de modifier notre plate-forme pour réduire considérablement l’accès aux données en 2014, et nous effectuerons un audit complet de toute application dont l’activité est suspecte […]« .

Donc après (quasiment) deux mois d’enquête et d’audit, les équipes de Facebook ont suspendu environ 200 applications développées sur le réseau social en attendant d’en savoir plus sur leur utilisation « frauduleuse » (ou non) des données utilisateurs collectées. Si cela s’avère être le cas, Facebook devrait définitivement bannir ces dernières et publier une liste avec le nom de chacune d’elle.

Facebook a également mis en place un site pour savoir si les applications impliquées par les fraudes vous ont concerné. À l’heure actuelle, seulement l’application à l’origine du scandale Cambridge Analytica « This Is Your Digital Life » est citée. Un encart précise si vos informations ont été partagées avec l’application en question. Et demain celles qui auront été bannies :

facebook suspend application frauduleuses suite à Cambridge analytica
Capture écran du site pour savoir si vos informations ont été partagées ou non.

Il est intéressant de rester en veille sur la mise à jour de cette liste d’applications suspectes. Si pour le moment, seul certains pays anglo-saxons (États-Unis, Australie, peut-être le Royaume-Uni) et africains semblent concernés, d’autres scandales pourraient voir le jour. Dans tous les cas, c’est l’ensemble des utilisateurs Facebook (plus de la moitié des habitants rappelons-le) qui sont « potentiellement » concernés.

Source.

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