Des centaines de vidéos faisant la promotion d’un site web de triche scolaire, EduBirdie, ont été supprimés de YouTube suite à une enquête de la BBC.

Dans une enquête mise en ligne le 1er mai, la BBC met en cause plusieurs vidéos dont l’objectif est de promouvoir un site web ukrainien qui vend des devoirs déjà rédigés, EduBirdie. Le papier révèle également que plusieurs YouTubers ont été payés pour mettre en avant le fameux site web.

Au total, plus de 1400 vidéos faisant la promotion d’EduBirdie avaient été partagées, soit un cumul total d’environ 700 millions de vues. Quant aux YouTubers concernés, il s’agit de certains créateurs de contenus assez réputés, à l’exemple de Adam Saleh qui possède une chaîne cumulant presque 4 millions d’abonnés, comme de vidéastes âgés de tout juste 12 ans.

Lorsque YouTube a été averti de la pratique, la plateforme de vidéo a supprimé des centaines de contenus allant dans ce sens. Selon les règles d’utilisation de la société, la promotion d’ « aides académiques » visant, par exemple à rédiger des contenus scolaires, est interdite sur la plateforme. Cette dernière a indiqué que cela aiderait à faire comprendre aux YouTubers qu’ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent. En particulier lorsque cela inclut la promotion d’un site web de triche et la mention du temps gagné qui pourrait être passé à « fumer ».

Pour sa part, EduBirdie s’est défendu en indiquant qu’elle ne vendait pas de devoir déjà rédigé, mais des « éléments de recherches pour les sujets, pour générer un point de départ ». La société mère d’EduBirdie a assuré que la marge de manœuvre laissée aux YouTubers pour faire leur vidéo avait été totale.

Le ministre en charge des universités en Angleterre, Sam Gyimah a réagi en se disant choqué que le site web « normalise la tricherie à l'échelle industrielle ».