Suite au scandale liant Facebook et la société d’analyse de données Cambridge Analytica, cette dernière a indiqué qu’elle fermait finalement ses portes.

À ce jour, l’affaire Cambridge Analytica constitue le plus gros scandale jamais vécu par le réseau social de Zuckerberg. Suite à plusieurs enquêtes, il a été révélé que l’entreprise britannique avait exploité la plateforme afin de saisir les informations de pas moins de 87 millions de profils, un chiffre qui semble encore incertain. Si les conséquences ont été de mises pour Facebook, Cambridge Analytica n’y a pas échappé pas non plus.

Le 2 mai, l’entreprise a annoncé dans un communiqué qu’elle cessait ses activités. Celle-ci précise : « Au cours des derniers mois, Cambridge Analytica a été le sujet de nombreuses accusations infondées et en dépit des efforts réalisés par rétablir la vérité, l’entreprise a été vilipendée pour des activités qui sont non seulement légales, mais aussi largement acceptées comme un composant standard de la publicité en ligne, que ce soit à des fins politiques ou commerciales ». Si les activités de Cambridge Analytica sont ainsi stoppées aux États-Unis et au Royaume-Uni, la société indique que sa maison mère, SCL Elections, filiale de SCL Group, en fait de même. Néanmoins, cette liquidation ne semble pas annoncer la fin définitive de la compagnie puisque celle-ci pourrait bien renaître sous un autre nom.

Selon le New York Times, plusieurs questions restent en suspens. Outre la problématique de la propriété intellectuelle de l’entreprise, il serait possible qu’une entreprise similaire soit créée par les principaux actionnaires de Cambridge Analytica, à l’exemple de Robert Mercer. Actionnaire majoritaire, le milliardaire est réputé pour ses soutiens financiers à plusieurs hommes politiques considérés comme conservateurs. De fait, il ne serait pas si illogique que Mercer et d’autres reforment une nouvelle entité dont l’activité serait similaire à celle de Cambridge Analytica. De plus, Business Insider souligne que ses filles, Rebekah et Jennifer Mercer ont rejoint le conseil d’administration d’une entreprise baptisée Emerdata. Fondée en août 2017, l’ancien PDG de Cambridge Analytica, Alexander Nix, y a siégé jusqu’à la fin du mois de mars. En termes d’activités, Emerdata se focaliserait sur le « traitement de données, hébergement et activités liées ». Quant au siège de l’entreprise, il est situé à Londres, à la même adresse que SCL Group. De quoi douter de la réelle fin de Cambridge Analytica.