Une startup spécialisée dans la biotechnologie, Mammoth Biosciences, travaille sur un dispositif capable de détecter toutes sortes de maladies grâce à un échantillon de salive, d’urine ou de sang. Encore au stade de prototype, ce test pourrait révolutionner la manière dont nous testons les maladies, en les rendant accessibles et abordables à tous.

L’utilisation est aussi simple qu’un test de grossesse. Il suffit de déposer de la salive, de l’urine ou du sang, sur une bande jetable, de la taille d’une carte de crédit. Les résultats sont ensuite interprétés à l’aide d’une application mobile. Le test pourra détecter plusieurs maladies à la fois. Pour parvenir à de tels diagnostics, le dispositif de Mammoth Biosciences se base sur le CRISPR, comme la plupart des innovations récentes en génétique.

CRISPR-Cas9, sorte de “ciseaux à ADN“, est une enzyme qui peut détecter une partie spécifique de l’ADN et la détruire. Les chercheurs s’intéressent depuis plusieurs années aux possibilités qu’offrent CRISPR, notamment grâce à sa fonction de modificateur de gènes. De nombreuses études utilisent le CRISPR pour traiter des maladies comme le VIH ou encore le cancer. Ce n’est pas cette fonction du CRISPR sur laquelle les fondateurs de Mammoth Biosciences se concentrent, mais sur son potentiel dans la recherche de pathologies. “Control + F est la partie la plus excitante” a déclaré Trevor Martin, co-fondateur et PDG de Mammoth. “Au fond, c’est juste un moteur de recherche incroyable que nous pouvons utiliser pour trouver des choses. La façon dont nous recherchons les choses, est un peu la même que Google.” Une technique rendue possible grâce à l’association de deux autres enzymes, Cas 12 et Cas 13, qui permettent d’émettre un signal fluorescent en cas de cellule malade.

D’après Trevor Martin, Mammoth Biosciences envisage une commercialisation de son test dans les prochaines années, le tout à un prix “accessible et raisonnable“. Mais la startup n’est pas la seule à s’intéresser à ce nouveau genre de diagnostic. Un laboratoire du MIT, également crédité de la technologie CRISPR, travaille sur un test similaire.