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En Chine des caméras acoustiques repèrent les conducteurs qui klaxonnent

Encore et toujours plus de contrôle

Si l’on devait retranscrire Black Mirror dans la réalité, la Chine en serait le parfait exemple. Après avoir mis en place un système de crédit social pour récompenser ou punir ses habitants, la Chine s’attaque aux klaxonneurs fous !

À Beijing, 20 caméras acoustiques viennent d’être installées dans la ville afin d’identifier les voitures qui klaxonnent. Les caméras installées utilisent 32 microphones et des caméras HD pour filmer des vidéos de deux secondes et obtenir la plaque d’immatriculation des véhicules qui klaxonnent. Les images sont ensuite analysées par la police, qui déterminera si la nuisance sonore était justifiée ou non. Si ce n’est pas le cas, le conducteur recevra une amende de 16 $.

40 villes ont installées ces caméras, capables d’intercepter les klaxons avec un taux de précision avoisinant les 95%. Avec plus de 5 millions de voitures immatriculées, l’initiative peut-être compréhensible, notamment lorsqu’on sait que Beijing est la sixième ville la plus bruyante du monde, mais tout de même. Le problème réside surtout dans le fait que les routes chinoises ne sont pas conçues pour accueillir autant de voitures.

Pour le moment, c’est la police qui identifie le conducteur, mais il y a fort à parier que d’ici quelques mois ou quelques années, une technologie de reconnaissance faciale sera intégrée aux caméras. Cette dernière déduira directement le score de crédit social des habitants.

En intégrant des technologies quasiment autonomes à de nombreuses sphères de la société, la Chine facilite de genre d’initiatives. D’un autre côté, elle se met également en danger tant dans la création d’inégalités, que d’un point de vue sécurité.

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