Imprimer des objets en 3D dans l'espace serait bientôt possible grâce aux excréments d'astronautes
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Imprimer des objets en 3D dans l’espace serait bientôt possible grâce aux excréments d’astronautes

L’idée est farfelue je l’admets et surtout beaucoup moins sexy que celle de la NASA qui a créé une serre pour faire pousser des plantes dans l’espace, mais laissez-moi vous l’expliquer !
Les déchets humains ne sont peut-être pas intéressants pour vous, mais une équipe d’ingénieurs s’est penchée sur l’idée de transformer les excréments d’astronautes en une pâte comestible, riche en protéines et en graisse ! Ce projet de recherche a été financé par la NASA.

Des chercheurs de l’Université de Calgary ont réussi à mettre au point un moyen permettant d’utiliser le caca (désolée du terme, mais appelons un chat, un chat !) comme ingrédient crucial pour l’impression 3D. Ce processus pourrait ainsi fournir aux astronautes une source abondante de matériel pour fabriquer les différents outils en plastique dont ils ont besoin pendant leurs voyages.

Mais comment ça marche ? Les chercheurs utilisent les bactéries Escherichia Coli génétiquement modifiées afin de transformer la matière fécale en un plastique connu sous le nom de polyhydroxybutyrate. Les déchets sont dans un premier temps laissés pendant plusieurs jours afin d’augmenter le niveau d’acides gras volatils (AGV). Grâce à la centrifugation et la filtration, les AGV sont extraits et la substance est ensuite déplacée dans une cuve de fermentation contenant l’Escherichia Coli génétiquement modifiée. Avec une imprimante 3D SLS, il est possible d’utiliser le plastage pour imprimer des objets. Le projet devrait être testé en basse gravité en juillet par deux étudiants travaillant sur le projet. L’objectif de ce premier test sera d’extraire les granulés de plastique et non de procéder à l’extraction complète du plastique ou à l’impression 3D. Grâce à ce projet, l’équipe espère pouvoir fabriquer différents types de plastique.

Pour en découvrir plus, vous pouvez consulter cet article sur Biorxiv

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