Après avoir annoncé son soutien à la startup Nectome, dont le but est de rendre l’humain immortelle, le MIT s’est finalement retiré du projet.

Pour rappel, Nectome est une startup californienne fondée par deux anciens étudiants du MIT. Son objectif est de conserver le cerveau humain suffisamment longtemps afin de trouver une façon d’en extraire la conscience et de la réinjecter dans un autre corps. Grâce à une technique d’embaumement proche de la cryogénisation, le cerveau humain pourrait être conservé de manière suffisamment qualitative pour rester en bon état pendant plusieurs décennies. Fondée en 2016, la startup a déjà eu l’occasion d’expérimenter sa technique sur un lapin et un cochon, mais également une femme dont le cerveau était décédé quelques heures avant les examens.

Actuellement, il est possible de s’inscrire sur une liste pour participer à l’expérience et espérer retrouver la vie dans les années à venir. Pour se faire, il faut néanmoins accepter d’être euthanasié afin que les chercheurs puissent retirer votre cerveau et le conserver. À ce jour, 25 clients sont inscrits sur cette liste d’attente, avec la possibilité de se rétracter à tout moment.

Si la startup avait le soutien du MIT depuis le mois de mars, l’institution a finalement indiqué dans un communiqué qu’elle retirait son soutien à Nectome. Daté du 2 avril, le communiqué indique : « Malgré la considération des promesses scientifiques de l’entreprise, sous-jacentes à ses objectifs commerciaux, comme certains propos tenus publiquement ont pu laisser entendre, le MIT a informé Nectome de son intention d’achever le contrat de sous-traitance entre les deux parties conformément aux termes de cet accord ». Le document précise également : « La neuroscience n’est pas suffisamment avancée pour pouvoir s’assurer que n’importe quelle méthode de préservation du cerveau est assez fiable pour que tous types de biomolécules reliées à la mémoire et la pensée puissent être récupérées. On ne sait également pas s’il est possible ou non de recréer la conscience d’une personne ». Néanmoins, le MIT précise qu’il est possible qu’elle retrouve un attrait pour le projet quand celui-ci sera plus avancé.

Effectivement, la question de la conscience est au coeur de plusieurs problématiques, que celles-ci soient éthiques ou scientifiques. Difficile de dire dans combien de temps il sera possible de copier une conscience sur une clef USB et de l’intégrer à un autre corps, à la façon d’un complexe copier-coller.

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