Suite aux récents propos de Trump à l’encontre d’Amazon, la compagnie américaine a dévissé en bourse mercredi.

Le conflit entre Amazon et l’actuel président des États-Unis n’est pas nouveau. Depuis 2015, Trump cible régulièrement la compagnie et son fondateur Jeff Bezos depuis son réseau social favori, Twitter. À chaque fois, le président mentionne le fait que la firme américaine ne paye pas assez d’impôts au détriment de petits commerçants américains. Quant à Jeff Bezos, il a plusieurs fois fait part de son désaccord quant aux décisions de Donald Trump. Il s’est d’abord opposé au décret anti-immigration avant de sembler défendre Hillary Clinton lors des élections présidentielles de 2016.

De fait, le président a réitéré ses propos par le biais d’un tweet publié le jeudi 29 mars, suite à un article de la veille ayant déjà entraîné une baisse en bourse : « J’ai fait état de mes inquiétudes concernant Amazon bien avant l’élection. Contrairement aux autres, ils ne paient pas ou peu d’impôts aux gouvernements locaux ou fédéraux et ils traitent notre système postal comme leur livreur (provoquant d’énormes pertes pour les États-Unis) en provoquant la fermeture de milliers de commerces ! ». En conséquence, l’action en bourse du groupe a chuté de pas moins de 7% en seulement 24 heures, soit une perte de plus de 50 milliards de sa capitalisation.

Intitulé « Trump déteste Amazon mais pas Facebook », l’article publié la veille par Axios explique que Trump ne prendra pas position dans l’actuel scandale Cambridge Analytica. Selon une source citée dans l’article, Trump est largement obsédé par le groupe de Bezos, qu’il souhaiterait « poursuivre […] grâce aux lois antitrusts ou à la législation sur la concurrence » si cela était possible.

Le Monde rappelle aussi à raison que cette véracité pourrait également être dûe au rachat du Washington Post par Amazon en 2013. Le quotidien avait largement écrit sur les soupçons d’ingérence russe et le fait que Trump ait disposé de fausse couverture du Times à son effigie dans ses clubs. De fait, le comportement du président pourrait faire office de représailles à l’égard du journal.

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