Alors que l’enquête se poursuit autour de l’accident mortel impliquant une cycliste et un véhicule autonome Uber, des informations commencent à nous être divulguées. De nouveaux détails précisent que la société a réduit le nombre de LIDAR sur ses voitures.

Cette information nous vient de Reuters qui nous fait remonter jusqu’en 2016. Cette année-là, Uber a décidé d’utiliser des Volvo XC90, à la place des Ford Fusion des premiers tests. En passant d’un modèle à l’autre, la société a également réduit la quantité de LIDAR présents sur la voiture, alors que ceux-ci sont précisément dédiés à la sécurité. Ils permettent de détecter la présence d’éléments sur la route autour de la voiture.

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Uber technologie autonome

Comparaison de la répartition des technologies pour la sécurité entre les deux modèles utilisés par Uber. ©Reuters

Ce qui ne va pas dans le sens d’Uber, c’est que lorsque la police de la ville de Tempe a diffusé la vidéo de l’accident, on voit clairement que la cycliste sort d’une zone avec très peu de lumière. Presque impossible à identifier à l’oeil nu, la question qu’il faudra se poser est si les LIDAR manquants auraient pu permettre de voir arriver la victime à temps.

Également, le Guardian a révélé un échange d’email assez amical entre Uber et le gouverneur de l’Arizona Doug Ducey. Ce dernier aurait favorisé la mise sur les routes des véhicules autonomes, potentiellement au détriment de la sécurité publique. De plus, il aurait donné le feu vert à Uber pour ses tests en août 2016, sans en informer ses électeurs. De son côté, la société fera l’annonce officielle 6 mois plus tard en février 2017. En revanche, la police locale a bien été informée de la présence des véhicules dans cette période.

Après l’accident, Doug Ducey a suspendu les tests d’Uber dans son État suite à la diffusion de la vidéo de l’accident.