Le constructeur aéronautique Boeing semble lui aussi avoir été atteint par la cyberattaque, mais les dégâts seraient limités.

Pour rappel, WannaCry était une cyberattaque ayant la capacité de bloquer l’ordinateur d’un utilisateur. Seul un message s’affichait, enjoignant l’internaute à payer une rançon en Bitcoin s’il souhaitait récupérer ses données personnelles. Avec une capacité d’infection rapide, le ransomware s’est rapidement propagé chez les particuliers, mais aussi chez les entreprises et les institutions. Plusieurs infrastructures telles que les aéroports ou les hôpitaux ont été touchées, car beaucoup utilisaient encore une version obsolète de Windows, à l’origine de la faille. Si WannaCry a officié au mois de mai dernier, ses conséquences restent encore d’actualité pour certaines entreprises. C’est le cas de Boeing, qui a révélé avoir été touché par la cyberattaque.

Le mercredi 28 mars, le Seattle Times a indiqué qu’une usine de production située à Charleston, en Caroline du Sud avait été frappée par WannaCry ce même jour. Dans une note interne, l’ingénieur en chef dans le secteur production de Boeing Commercial Airplane, Mike VanderWel a rapidement décrit l’attaque comme étant « métastasante ». Capable de se propager aux systèmes de production et aux logiciels partenaires, il a enjoint « tout le monde » à se tenir « sur le pont » afin de réagir comme il se devait. Si l’alerte a été généralisée au sein de l’entreprise, il semblerait que Boeing connaisse actuellement un retour au calme.

Linda Mills, chef des communications de Boeing Commercial Airplanes a indiqué mercredi soir : « Nous avons fait une évaluation finale […] La vulnérabilité était limitée à quelques machines. Nous avons déployé des correctifs logiciels. Il n’y a pas eu d’interruption du programme du 777 ou de n’importe lequel de nos programmes ». Selon le Seattle Times, seule l’usine de Charleston aurait été touchée par WannaCry pour l’instant. En termes de communication, il est logique que Boeing soit prudent sur la façon dont il traite cette nouvelle musique celle-ci pourrait affecter largement sa crédibilité.

Actuellement, aucune entité n’a revendiqué l’attaque, si bien que certains pays suggèrent qu’un état serait à l’origine de la cyberattaque. De fait, le Royaume-Uni et les États-Unis accusent directement la Corée du Nord, précisant s’appuyer des certitudes et des preuves.

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