Mark Zuckerberg a attendu plus de trois jours pour s'exprimer officiellement sur l'affaire Cambridge Analytica. Après son post sur son compte Facebook, il a enchaîné une tournée d'interviews et s'est offert une page entière de publicité dans les journaux. Malgré cette « bonne volonté », il ne souhaite pas s'étaler sur le sujet.

Invité par le comité britannique à parler lors d'une audience parlementaire sur la confidentialité des données, il semblerait que le fondateur de Facebook ne s'y rendra pas. La responsable de la politique publique de Facebook pour le Royaume-Uni, Rebecca Stimson a décrit les différents moyens employés par Facebook pour éviter un nouveau scandale. Même si l'entreprise se défend en expliquant que c'est de votre faute si vous acceptez de donner vos données, Rebecca Stimson ne nous a rien appris. Elle a simplement repris le long communiqué de Zuckerberg.

Le point sur lequel elle n'a pas communiqué concerne la présence ou non de Mark Zuckerberg à l'audience parlementaire. Elle a la place énumérée des députés qui pourraient être envoyés à sa place.

L'un d'entre eux, Chris Cox est Chef de Produit chez Facebook. Damian Collins, président de la Commission parlementaire britannique a commenté « Nous serions très heureux d'inviter Mr Cox a témoigner, cependant nous aimerions tout de même entendre Mark Zuckerberg. »
Prêt à tout pour l'entendre, le comité britannique a même proposé une vidéoconférence au fondateur de Facebook. Collins explique dans un communiqué que « compte tenu de la gravité de ces problèmes, nous continuons de croire que Mark Zuckerberg est la personne la plus adéquate pour ce témoignage. Nous voudrions donc qu'il confirme qu'il pourra se rendre disponible pour témoigner devant la Commission. Il a déclaré dans des interviews, que s'il était la personne la plus à même de témoigner, il le ferait. Nous pensons qu'il est la personne la plus à même de le faire, et nous avons hâte de l'entendre ».

Le comité souhaite que Facebook s'explique sur la fuite des données de millions d'utilisateurs par Cambridge Analytica qui aurait servi lors des dernières élections présidentielles américaines. Le comité veut également savoir si ces données ont servi lors du référendum du Brexit en 2016.

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