Début mars, Spotify envoyait des mails aux personnes utilisant une version piratée de l’application en les informant que leur application était désactivée et qu’ils devaient télécharger la version officielle de Spotify pour continuer à écouter de la musique. À cette époque, cela concernait « quelques utilisateurs » et aucun chiffre officiel n’avait été dévoilé.

Sur les 159 millions d’utilisateurs de Spotify, environ 2 millions ne paieraient rien pour utiliser l’application et ainsi éviter les publicités.

Cela représente un peu plus de 2 % de l’ensemble des utilisateurs et même si chiffre semble faible, c’est un gros problème pour l’entreprise. Les utilisateurs exploitant le service ne paient pas l’abonnement traditionnel Premium, ce qui augmente les coûts de Spotify sur ses utilisateurs gratuits sans pour autant augmenter les revenus. Effectivement, les fraudeurs concernés ne visionnent pas les publicités, qui représentent une source de revenus pour l’entreprise.

Spotify va entrer en bourse dans un peu moins de deux semaines et ces informations pourraient faire douter les investisseurs, bien que l’entreprise ait annoncé prendre des mesures : « Si nous détectons une utilisation répétée d’applications non autorisées en violation de nos conditions, nous nous réservons tous les droits, y compris de suspendre ou de fermer le compte ». Il faut ainsi que le service de streaming musical rassure les futurs investisseurs.

Et bien évidemment les utilisateurs se servant d’une version piratée ne sont pas susceptibles de souscrire à l’abonnement Premium contrairement aux utilisateurs gratuits traditionnels !

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