Technologie

Le taxi volant autonome du cofondateur de Google est testé en Nouvelle-Zélande

Les premières courses volantes sont prévues dans 3 ans

Le ciel n’est plus une limite. Ce serait même l’avenir des transports selon Larry Page, le co-fondateur de Google et Directeur Général d’Alphabet, qui investit en toute discrétion depuis quelques années dans un projet de voitures volantes, nommé Kitty Hawk (Bloomberg avance la somme de 100 millions de dollars).

La start-up vient de dévoiler un prototype de taxi volant autonome. Nom de code : Cora.

À mi-chemin entre l’avion et l’hélicoptère, ce prototype peut, avec ses 12 hélices, décoller et atterrir verticalement. Pas besoin d’aéroport ni de piste de décollage donc, le simple toit d’un immeuble peut suffir pour s’envoler. Selon l’entreprise, l’appareil peut embarquer deux passagers et voler entre 150 et 900 mètres d’altitude. D’une envergure de 11 mètres, le Cora peut atteindre la vitesse de 170 km/h et, pour le moment, dispose d’une portée de 100 kilomètres.

Pour le voir dans les airs, il convient de se rendre en Nouvelle-Zélande, lieu d’expérimentation choisi par Kitty Hawk, « pays où le système de régulation fait la part belle à l’innovation », selon la firme californienne. Une information confirmée en personne par la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern.

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Cette dernière confie au New York Times, qui a révélé la nouvelle, que son pays « veut envoyer le message au monde que nos portes sont ouvertes aux personnes ayant de grandes idées et qui veulent les concrétiser ». Tout en ajoutant que ce projet va dans le sens de l’objectif zéro carbone d’ici 2050 de la Nouvelle Zélande. L’appareil de Kitty Hawk est en effet 100 % électrique et ne rejette aucune émission.

L’entreprise vise la commercialisation d’un service de taxi volant en Nouvelle-Zélande d’ici les trois prochaines années, le temps notamment d’obtenir les certifications nécessaires. Financé donc par Larry Page, Kitty Hawk est dirigé par Sébastian Thrun, qui avait lancé la division voitures autonomes au sein de Google, ainsi que par Fred Reid, un ancien président de Lufthansa et Delta Airlines. Elle avait dévoilé l’année dernière un concept d’aéronef volant au-dessus de l’eau.

Une vingtaine d’entreprises déjà positionnée

Ce projet de taxi volant n’est cependant pas une nouveauté. Une vingtaine d’entreprises ont par le passé déjà fait état de leur investissement dans ce domaine. Lors du dernier CES de Las Vegas, l’entreprise américaine d’hélicoptères Bell avait dévoilé son concept de taxi volant de luxe. Quelques instants auparavant, c’est Volocopter qui présentait son drone taxi volant. Airbus s’est aussi positionné sur le créneau avec son modèle baptisé Vahana, au même titre qu’Audi, Uber ou encore le chinois EHang.

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