La Californie a annoncé le vote d’une loi fédérale qui introduit le «Droit à la réparation». Les constructeurs pourraient être contraints à fournir des outils de diagnostic, les guides de réparation de leurs produits et des pièces détachées. Si cette loi est votée, les consommateurs auront le choix de réparer eux-même leurs appareils, ou de les faire réparer dans n’importe quelle boutique.

La Californie ne sera pas la première à voter un “droit à la réparation”. 18 autres états américains appliquent déjà ce principe. Cependant, une telle décision n’est pas anodine en Californie, où se situe la plupart des sièges des grandes entreprises high-tech.

D’ailleurs certaines entreprises, Apple en tête, luttent pour empêcher que cette loi ne voit le jour. La marque à la pomme est farouchement opposée à ce texte. Selon elle, la réparation en boutique agrée est la seule façon de garantir un travail fiable et de qualité.

Cette contestation ne devrait toutefois pas effrayer la Californie. L’état dispose déjà d’une des lois les plus contraignantes en matière de réparation. Les fabricants ont l’obligation de disposer de pièces détachées, pendant 7 ans après la commercialisation d’un produit. Apple, qui classe ses produits comme obsolètes au bout de 5 ans partout ailleurs, est donc obligé de faire une exception.

Rappelons qu’en France le “droit à la réparation” n’existe toujours pas. Des tentatives sont en cours pour faire entrer ce principe dans le droit européen.

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