Twitter demande à ses utilisateurs comment rendre le réseau plus sain
Réseaux Sociaux

Twitter demande à ses utilisateurs comment rendre le réseau plus sain

La plateforme semble finalement avouer sa défaite

Le fondateur de Twitter Jack Dorsey vient de lancer une question publique sur le réseau afin de déterminer si celui-ci a des conséquences néfastes ou non, et comment il peut être amélioré.

Publiés jeudi 1 mars, plusieurs tweets du CEO laissent entendre que ce dernier se questionne largement la question de savoir si son réseau social est sain. Il commence son laïus en mentionnant de front la question du contenu abusif : « Nous avons été témoins d’abus, de harcèlement, d’armées de trolls, de manipulations par les robots et la coordination humaine, de campagnes de désinformation et de chambres d’écho de plus en plus discordantes […] Nous ne sommes pas fiers de la façon dont les gens ont profité de nos services, ni de notre incapacité à y répondre assez rapidement ».

En partant de ce point d’ancrage, Dorsey explique vouloir mesurer la « santé » des conversations et des interactions ayant lieu sur Twitter. Pour se faire, il a mentionné la société Cortico, un organisme a but non lucratif chargé de « favoriser une sphère publique saine ». Sur son site web, l’organisme décrit quatre indicateurs qui pourraient permettre de mesurer si les interactions sur Twitter sont saines ou non : l’attention partagée, la réalité partagée, la vérité et la réceptivité.

Le plus important est certainement le fait que l’entreprise ait lancé un appel d’offres auprès des utilisateurs afin d’obtenir des idées extérieures. Comme un aveu franc, Dorcey précise : « Nous ne pouvons et ne voulons pas faire cela seuls. Nous cherchons donc à obtenir de l’aide en lançant un processus d’appel d’offres pour lancer le réseau le plus large possible d’idées et de mises en œuvre ». Il est possible d’envoyer un projet jusqu’au 13 avril et les bourses seront attribuées dès le mois de juin.

Depuis des années, Twitter se coltine une réputation sulfureuse car indéniablement liée à des faits de harcèlement ciblé, d’insulte ainsi que de contenu abusif. Plus récemment, c’est la propagation de fake news politiques mises en ligne par le biais de bots qui interrogent le plus.

Concernant ce dernier sujet, Twitter a tout de même finalement annoncé il y a peu qu’il se préparait à se lancer dans une nouvelle guerre contre les spams et les bots.

Source : Recode

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