En mars, le gouvernement français présentera de nouvelles mesures prenant en compte les problématiques liées à l’obsolescence programmée.

Il y a quelques mois, Apple était embourbé dans une polémique directement liée à la durée de vie des batteries. Si la société américaine a ensuite expliqué s’être mal exprimée et a proposé une baisse du cout de remplacement des batteries, le mal est fait. Une association française du nom de Halte à l’Obsolescence Programmée a porté plainte contre la firme à la pomme pour en découdre. Au final, Apple a récemment indiqué qu’il laisserait le choix à ses utilisateurs grâce à une fonctionnalité « Gestion de la batterie ». C’est directement suite à ces enquêtes ouvertes contre Apple, mais aussi Epson, que le gouvernement a décidé de réagir.

Le 17 janvier, la secrétaire d’État Brune Poirson a pris la parole à l’assemblée nationale pour dénoncer ce principe « d’arnaque pour les consommateurs et pour la planète ». Elle est allée jusqu’à qualifier ce problème actuel de « vieux modèle économique [qui] doit s’éteindre ». L’objectif sera donc de travailler à rendre la réparation des produits naturelle plutôt que d’avoir à les remplacer à chaque petit problème. L’une des possibilités mentionnées pourrait être la baisse de la TVA sur les services de réparation, mais aussi la relance du marché de l’occasion. Pour Brune Poirson, il faut aussi accélérer la durée de vie des produits.

Elle a ensuite conclu de cette façon : « À la demande de Nicolas Hulot, je travaille avec Bruno Le Maire (ministre de l’Économie) sur une feuille de route qui prendra pleinement en compte la question de l’obsolescence programmée et qui sera publiée au début du mois de mars ».

Si le projet s’annonce difficile, il sera intéressant de voir comment les firmes dont les produits sont directement liées à l’obsolescence programmée vont réagir à cette nouvelle décision.

Source : Next Impact