Des chercheurs ont réussi à modifier l’ADN d’une souris dans le but de soigner la progression d’une surdité d’origine génétique. Leur étude ayant prouvé que leur technique était sûre, elle pourrait être appliquée à l’Homme.

La surdité d’origine génétique touche entre 0,1% et 0,05% des naissances et représente la moitié des cas de perte auditive. La surdité peut se manifester de façons différentes et avoir des conséquences différentes. Des syndromes peuvent par exemple apparaître avant l’acquisition du langage (pré-linguale) ou après (post-linguale).

Pour traiter la perte de l’audition sur la souris, les scientifiques ont eu recours à une technique d’édition génétique appelée CRISPR. On la compare souvent à un ciseau moléculaire, et l’on pourrait vulgariser son fonctionnement en la décrivant comme la fonction copier/coller d’un outil de traitement de texte. Pour revenir à la souris, CRISPR a permis de couper avec précision la partie génétique à l’origine de la surdité, sans abîmer le reste. Cela a eu pour effet de stopper la progression de la perte auditive, simplement à partir de quelques cellules.

Après quatre semaines, les souris non-traitées, pouvaient entendre des sons à partir de 80 décibels, contre 60 à 65 décibels pour celles qui avaient reçu le traitement. Après huit semaines, les souris devenaient totalement sourdes comparées aux autres qui était en mesure d’entendre, et d’une meilleure façon. Cela signifie que le traitement ne fait pas que bloquer la maladie, il permet d’améliorer petit à petit l’audition.

CRISPR est vraiment une technologie fascinante. Alors que des projets pour des essais cliniques sont en cours, d’autres recherches sont menées en parallèle. Par exemple, des chercheurs ont réussi à retirer le VIH d’un animal vivant. Aux États-Unis, des scientifiques ont été en mesure de soigner une maladie génétique dans des embryons humains. Quelle époque !

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