Technologie

Le gouvernement français s’intéresse à l’usage de la blockchain

Le gouvernement a récemment annoncé vouloir ouvrir l’usage de la blockchain pour certaines transactions. Au-delà de permettre l’existence de crypto-monnaie, cette technologie permet des transactions financières de la façon surement la plus sécurisé qui existe aujourd’hui.

Vous avez surement déjà entendu parler de la technologie blockchain avec la montée en flèche de crypto-monnaies comme le Bitcoin, le Litecoin ou l’Ethereum. Il s’agit d’un dispositif de réplication des données liées aux transactions sur plusieurs appareils connectés ensemble. En plus simple, c’est un peu comme si tous vos voisins avaient chez eux une copie de toutes vos transactions, sans même qu’ils le sachent. Au moindre doute sur l’une des transactions, il serait donc possible d’aller vérifier si vos voisins ont bien la même chose que vous.

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C’est grâce à la communauté qui est presque impossible de hacker ce système. Pour falsifier une donnée qui transit dans une blockchain, il faudra pouvoir le faire sur chacune des copies présente dans chacune des machines qui fonctionnent ensemble. Un travail conséquent qui décourage même les hackers les plus redoutables. Plusieurs aspects de cette technologie intéressent le gouvernement. Le sujet avait alors été abordé au cours du conseil des ministres tenu le 8 décembre. En effet, Bruno le Maire avait alors présenté une ordonnance évoquant l’utilisation de ce dispositif de sécurité pour l’échange de titres financiers.

Avec ce texte, Paris pourrait devenir la première place d’Europe à utiliser la blockchain pour le transfert de titres financiers. Le ministre précise dans un rapport que la blockchain n’est pas la seule technologie qu’envisage d’utiliser le gouvernement. L’ordonnance évoque « un système d’enregistrements électronique partagé […] afin de ne pas exclure des développements technologiques ultérieurs ».

Cette mesure entrera en vigueur au plus tard le 1er juillet 2018. Un délai de sécurité qui va permettre au gouvernement de mettre en œuvre cette technologie. Avec une notoriété croissante, il ne serait pas étonnant de voir les entreprises s’y intéresser aussi dans quelque temps.

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