Selon Bloomberg, SoftBank souhaiterait acheter des actions d’Uber sur la base d’une décote de 30%. Coup dur pour la compagnie de VTC de Dara Khosrowshahi.

Après plusieurs refus de la société de VTC, Uber a finalement ouvert les négociations au mois d’octobre afin de préparer l’entrée du groupe japonais SoftBank. Au programme, l’arrivée au conseil de la firme ainsi qu’un investissement de 10 milliards de dollars, une somme dans laquelle Uber voit un potentiel pour redresser ses finances. Les négociations se sont finalement clôturées en novembre, date à laquelle la compagnie de VTC a signé un accord de principe avec SoftBank.

Si l’on en croit le média américain Bloomberg qui mentionne « des sources proches du dossier », SoftBank aurait finalement révélé les conditions de son offre, souhaitant ainsi participer, au minimum, à hauteur de 14% au capital d’Uber. La holding japonaise voudrait aussi acheter les actions du groupe sur la base d’une importante décote par rapport à la dernière valorisation du groupe. Si l’on suit les conditions de SoftBank, celle-ci tomberait à 48 milliards de dollars alors qu’elle est située à 68,5 milliards à ce jour. Avec de telle condition, la firme américaine reviendrait à la valorisation qu’elle avait en 2015. SoftBank proposerait donc d’offrir 33 dollars par action, soit l’équivalent de 6 milliards de dollars. Si Uber accepte l’offre, cela signifie que SoftBank participerait à hauteur de 17% et obtiendrait 2 sièges au conseil d’administration, de quoi faire pencher la balance lors des prises de décision.

Uber SoftBank

© AFP / Justin Sullivan

Alors que le nouveau patron d’Uber Dara Khosrowshahi souhaite maintenir cette nouvelle alliance et préparer une IPO pour 2019, Uber a encore beaucoup de travail à faire sur son image. Si SoftBank fait une telle proposition, il est certain qu’elle est en lien direct avec les problématiques actuellement rencontrées par Uber. D’ailleurs, la récente annonce du piratage informatique ayant fait fuité 57 millions de données ne va pas aider la firme à rassurer les investisseurs.

Source : Bloomberg