Une start-up anglaise du nom de London Block Exchange travaille à la création d’une carte bancaire permettant d’effectuer des règlements en cryptomonnaie.

Bien que l’utilisation et la régulation des cryptomonnaies telles que le bitcoin ou l’ethereum divisent, il n’en reste pas moins qu’elles continuent de se démocratiser peu à peu. Google a récemment autorisé le bitcoin comme devise pour son API de paiement, tandis que des rumeurs portent sur le fait qu’Amazon réfléchirait à adopter aussi cette nouvelle monnaie. Et malgré le fait que le bitcoin soit très sujet à la volatilité actuellement, la start-up London Block Exchange réfléchit néanmoins au lancement d’une carte bancaire pour payer en cryptomonnaie.

L’objectif de la start-up londonienne LBX est de permettre aux utilisateurs de convertir plusieurs cryptomonnaies en livres sterling afin de pouvoir les dépenser à l’intérieur du Royaume-Uni. Les cryptomonnaies actuellement prises en charge par le projet sont les suivantes : bitcoin, ethereum, ripple, litecoin ou monero. À l’avenir, LBX prévoit néanmoins d’en intégrer d’autres à son projet. À ce jour, la start-up a déjà levé plus de 2 millions de livres auprès d’un consortium d’investisseurs privés dont elle n’a pas voulu mentionner les noms. Concernant le fonctionnement, les utilisateurs se serviraient d’une carte Visa prépayée baptisée Dragoncard. Cette dernière sera éditée par le fournisseur de carte prépayée Wavecrest.

carte cryptomonnaie

Dragoncard © Business Insider / London Block Exchange

La start-up est dirigée par deux hommes, Ben Dives et Adam Bryant. Ce dernier a travaillé durant 18 ans au Crédit Suisse et apporte ainsi, au-delà de son expérience professionnelle, une crédibilité certaine à la start-up. Au sujet de leur projet commun, Ben Dives déclare : « Bien que Londres soit la capitale financière du monde, il n’est pas facile pour les investisseurs d’y entrer et de commercer dans les cryptomonnaies. Nous allons enlever les barrières et aider les gens à comprendre et à avoir confiance dans ce que nous croyons être le futur de la monnaie ».

À propos du modèle économique, il sera similaire que celui des cartes de crédit classique à quelques différences près. Dragoncard a des frais initiaux de 20 livres, mais la société prendra aussi une commission de 0,5% sur les achats effectués. Une pratique qui a habituellement lieu coté commerçant, et non client.

Un projet qui promet pour la suite et qui pourrait favoriser l’insertion des cryptomonnaies directement en dehors du web.

Source : Business Insider

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