Ce n’est pas la première fois que des accusations d’écoutes sont faites à Facebook. Une fois de plus, un représentant du réseau social dément écouter ses utilisateurs à des fins publicitaires.

C’est une surprise pour personne : Facebook en sait beaucoup (trop) sur nous. Dans nos préférences Facebook, il se cache une catégorie qui répertorie les détails de nos vies : OS, navigateur, mais aussi orientation politique, famille ou situation… De quoi dessiner parfaitement les contours d’une cible marketing. Malgré les mises en garde adressées à Facebook, Twitter et Google par la Commission Européenne en juillet, la plateforme semble n’en faire qu’à sa tête puisqu’elle est de nouveau accusée d’aller contre le droit des utilisateurs. Les publicités proposées aux utilisateurs seraient la résultante d’une écoute illégale des micros des mobiles.

En 2016, Facebook avait aussi été interrogé sur la question, pour finalement donner une réponse similaire. Cette fois-ci, c’est sur Twitter que la question a été remise au goût du jour par PJ Vogt. Facebook n’a pas tardé à riposter via une réponse du vice-président chargé des publicités Facebook Rob Goldman, qui a déclaré : « Je m’occupe de la diffusion des publicités de produits sur Facebook. Nous n’utilisons pas – et n’avons jamais utilisé – votre micro pour des publicités. Ce n’est pas vrai ». Il a aussi précisé que cela s’appliquait aussi à Instagram, qui appartient à Facebook depuis quelques années.

https://twitter.com/robjective/status/923620196010434560

Et parce que Twitter est Twitter, la réponse de Goldman a rapidement suscité de nombreuses réactions. Les utilisateurs ont signalé avoir déjà mentionné un produit lors d’une conversation, sans avoir consulté ce dernier en ligne, et avoir une publicité à ce sujet quelques heures après. S’agit-il là d’un biais cognitif, ce qui signifierait que nous nous persuadons de voir plus souvent quelque chose dont nous avons récemment parlé ? À voir. Il est intéressant de constater que si Rob Goldman mentionne le passé et le présent dans sa réponse, il ne parle pas du futur.

Source : BBC