Dédié à l’édition de l’ADN, la biotechnologie CRISPR voit arriver une cousine appelée ‘base editing‘.

Vous ne connaissez pas CRISPR ? Pour faire simple, c’est une technologie de modification génétique très précises, puissante, et surtout peu couteuse. Elle permet ainsi d’ajouter, supprimer, ou modifier le patrimoine génétique de n’importe quelle cellule, végétale, animale, ou humaine. De premiers résultats ont déjà vu le jour. En mai, des scientifiques ont réussi à retirer le VIH d’un animal en vie. D’autres ont réussi à glisser une série d’images créant ainsi un GIF dans de l’ADN. Plus récemment, ce sont des embryons humains qui ont été édités avec succès, sans pour autant être réimplantés par la suite.

Le génome humain compte six milliards de lettres ADN, avec quatre types de bases nucléiques (merci wikipedia) qui sont les lettres A T C G. Base editing, contrairement à CRISPR, permet de changer une de ces lettres à la fois sans avoir à rompre la structure de l’ADN.

David Liu Base editing

©Rose Lincoln/Harvard Staff Photographer

Dans leur étude publiée sur le magazine Nature, l’équipe de chercheurs dirigée par David Liu a été en mesure de changer un A en un G. Un tel changement permettrait d’agir sur la moitié des 32 000 ‘mutations ponctuelles’ sources de maladies génétiques.

« Les méthodes standards d’édition du génome, dont CRISPR fait partie, créent des ruptures de double brin dans l’ADN, ce qui est utile si votre but est d’insérer ou supprimer des bases. Mais quand votre objectif est de simplement réparer une mutation ponctuelle, base editing offre une solution plus efficace et plus propre. Si CRISPR agit comme une paire de ciseaux, base editing est plus proche du crayon, » a complété le professeur Liu lors d’une conférence de presse.

Des laboratoires travaillent déjà sur des projets visant à soigner des maladies du sang, des cécités ou surdités héréditaires, ou encore des maladies neurologiques.

Pour conclure, CRISPR et base editing sont deux cousins agissant de façon différentes sur le génomes. Ces deux technologies ont en revanche un potentiel énorme et commun.

A propos de l'auteur

Co-fondateur de Siècle Digital, j’occupe mes journées à écrire et imaginer ce que sera l’univers numérique de demain.

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