Le terme « intelligence artificielle », c’est plus de 7 millions de résultats sur Google et 115 millions dans sa version anglophone. Si l’on se penche sur l’intérêt de la notion sur le moteur de recherche depuis 2004, on remarque un nombre de recherches, lié à l’actualité, qui a évolué pour reprendre un regain vers 2014 alors qu’une « phase de creux » était apparue de 2008 à 2013.

Ainsi le sujet de l’intelligence artificielle (IA) intéresse les individus et les entreprises et ce, dans le monde entier. Les dirigeants et entrepreneurs comme Elon Musk, Bill Gates, Jeff Bezos, Sundar Pichai ou encore Mark Zuckerberg évoquent très régulièrement l’intelligence artificielle qui sera la ligne conductrice de leurs produits. Mais justement, ces produits autonomes ont aujourd’hui des capacités « humaines » qui impliquent des droits et des devoirs. L’Estonie a récemment publié un article, sur son compte Medium, parlant de poser un cadre légal à l’intelligence artificielle.

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Plutôt que de subir des évènements qui viendraient à mettre en place une jurisprudence qui ne serait pas optimale, le gouvernement estonien a souhaité prendre les devants en travaillant sur un modèle de législation concernant l’IA. Les économistes et spécialistes de la technologie sont d’accord sur le fait que l’intelligence artificielle sera la source de la nouvelle révolution industrielle. Pour le moment, nous sommes dans une phase de gestation. Les mêmes experts estiment que d’ici 5 à 8 ans, l’IA fera partie intégrante de nos vies.

Concrètement, les assurances ont pour le moment un vide juridique quant aux voitures autonomes. Dans le cas d’un accident matériel, qui serait le responsable ? Le développeur ? L’entreprise commercialisant le véhicule ? Le propriétaire du véhicule ? Alors si le sujet des voitures autonomes n’est pas encore libéralisé et accessible à tout le monde, d’autres cas d’IA sont déjà fonctionnels. Dans le monde de la finance, des opérations sont faites et concernent de nombreux acteurs : banques et donc épargnants.

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Pour l’Estonie, connue pour son avant-gardisme dans le domaine d’Internet et des technologies, c’est le moyen pour l’État de communiquer sur son modèle de citoyen « e-resident » et d’attirer les investisseurs étrangers. Mais derrière cette séduction, se cache un sujet de fond. Il faut rappeler que l’Estonie profite d’être à la tête de la présidence de l’Union Européenne pour mettre la première région mondiale à l’heure du numérique.

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