Dans sa quête d’offrir un accès au web aux pays dont la connexion Internet n’est pas très développée, Facebook a d’abord lancé Facebook Lite. Facebook Lite est une deuxième version du réseau, très allégée, celle-ci ne pèse que quelques méga-octets afin que les utilisateurs puissent y accéder. Et ce, quand bien même ils utiliseraient un réseau mobile avec une faible bande passante. La suite logique de Facebook Lite fut d’appliquer ce même principe avec l’app de messagerie de la plateforme : Messenger Lite, lancée en 2016. L’application qui pèse 10MB ne se concentre que sur l’essentiel : l’envoi de message, de photos ou de liens. Alors qu’elle est disponible au Kenya, en Tunisie, en Malaisie, au Sri Lanka, et au Venezuela depuis 2016, Facebook élargit son champ d’action.

Le fait de lancer Messenger Lite aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada et en Irlande dénote d’un nouveau mode de consommation de la part des utilisateurs. Messenger, la version classique, propose l’envoi de contenu, les stories, les filtres, et toutes les autres fonctionnalités empruntées à Snapchat. Et malgré ce champ des possibles, certains utilisateurs semblent apprécier de ne posséder que les fonctionnalités principales de l’app. The Verge précise que Facebook n’avait pas en ligne de mire les nouveaux pays concernés par l’arrivée de Messenger Lite, mais que les utilisateurs ont semblé apprécier cette simplicité.

Par contre, l’app est disponible seulement sur Android et selon TechCrunch, Facebook n’aurait pas l’intention de la lancer sur iOS. D’autre part, c’est le réseau social Twitter qui a aussi lancé sa version Lite il y a quelques mois, offrant une interface plus épurée. Occupant 1MB d’espace sur un smartphone ou une tablette, cela permettrait à la plateforme d’être 30% plus rapide dans son utilisation. Une course aux pays émergents dont les réseaux sociaux pourraient tirer de larges avantages.

Source : The Verge