Les avancées de la technologie et de la robotique permettent de faire des grands pas dans le secteur de la médecine. C’est par exemple le cas du National Institutes of Health (NIH), qui cherche à fabriquer des exosquelettes pour aider les enfants atteints de paralysie cérébrale qui crée le crouch gait, une démarche particulière due à une flexion excessive du genou. D’autre part, la start-up Wandercraft s’intéresse aussi aux exosquelettes, son objectif : refaire marcher les gens qui ne marchent plus. La start-up a récemment procédé à une deuxième levée de fond qui lui a permis de réunir 15 millions d’euros.

L’accès à certains services sont parfois toujours aussi compliqués pour les personnes en fauteuil roulant, c’est pour cette raison que Wandercraft souhaite réinventer le fauteuil pour une technologie plus moderne. Un exosquelette, ou squelette externe, permettrait de maintenir le corps d’une personne en position debout, et en mouvement.

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Créée en 2012, la start-up est déjà considérée comme leader des exosquelettes autonomes, la levée de fond qu’elle a récemment réalisé va lui permettre d’atteindre quelques objectifs. En ligne de mire, l’obtention des certifications nécessaires et l’entrée sur le marché mondial des centres de soin pour le développement du modèle d’exosquelette « Solo ». Pour l’instant, les essais préliminaires du dernier prototype s’annoncent positifs, le directeur général Matthieu Masselin déclare : « Il y a eu une réponse émotionnelle forte de la part de nos sujets de test […] Pour beaucoup d’entre eux, c’était la première fois qu’ils avaient pu marcher depuis leurs accidents ». L’exosquelette, testé en clinique, pourrait débarquer dans les centres de soin d’ici l’année prochaine.

Le dispositif en question est développé par pas moins de 30 experts en robotique, dont quelques doctorants et diplômés de polytechnique. Le challenge est difficile car il faut traiter plus de 30 000 informations par seconde afin qu’aucune erreur ou potentielle chute ne se produise. L’exosquelette possède un système de 12 moteurs ainsi que 12 articulations robotisées qui cherchent à reproduire une marche humaine et naturelle. Pour le moment, le disposait serait réservé aux personnes en fauteuil roulant qui ont une bonne tenue de leur buste, mais cela devrait évoluer dans les années à venir. Pour le moment, le modèle Solo n’a pas encore de date annoncée en terme de finalité de développement.

Une belle application liant science et technologie.

Source : Engadget