Chaque semaine, que ce soit dans la presse et blogs francophones ou anglophones, on lit sur l’intelligence artificielle (IA) et l’emploi tout et son contraire. Récemment (7 septembre 2017), un article de Venture Beat montrait que l’automatisation des emplois (via l’IA) allait remplacer, certes 800 000 emplois, mais en créer 3,5 millions de nouveau. Pas besoin d’avoir fait Math Sup pour devenir un défenseur de l’intelligence artificielle.

Pour ou contre l’ intelligence artificielle, qui a raison ?

Oui, mais cet article n’est autre que le relai (sponsorisé ?) d’un billet de l’entreprise Entefy. Une société qui travaille notamment dans les technologies liées à l’intelligence artificielle. Bref au premier regard et sans une lecture attentive, vous venez vous de faire influencer par Entefy.

En savoir plus sur les 6 facteurs de l’influence.

C’est bien beau, mais la société a peut-être raison. Après tout, les gens travaillant dans un secteur ont de nombreux éléments pour convaincre, argumenter et séduire leurs interlocuteurs. Leurs réflexions sont pour la plupart très bien réfléchies et construites. Mais leur expertise s’élève au même niveau que leur objectivité. Et à e titre, on ne peut leur faire de procès. C’est au lecteur de se tenir informé sur le sujet.

IA : perte ou création d’emplois ?

Création ou perte d’emplois ? Ce n’est sûrement pas moi qui serais légitime d’en juger avec le plus de précision. Mais je prends le parti d’être objecteur de conscience sur le sujet de l’intelligence artificielle et l’emploi. Comme je le disais en début de cet article, les articles et les études sont légion sur le sujet et nourrissent le débat déjà chaud de l’emploi.

Contrairement à une prise de position tranchée et inflexible, il faut à mon avis nuancer l’ensemble des propos. Premièrement, pour ne pas tomber dans le piège de l’influence pro-industrielle ni pour se leurrer sur un monde à la Terminator. Des chercheurs économistes comme McAfee ont démontré l’impact négatif de l’automatisation du travail sur la classe moyenne et ce dans l’ensemble des pays occidentaux. Cependant d’autres études montrent l’impact positif de l’IA dans la création d’emplois dans les prochaines décennies. Si les recherches de McAfee semblent négatives, il n’y a pour autant pas de prise de position pro ou anti-intelligence artificielle. Les chiffres sont là et il faut faire avec.

L’un, McAfee, se base sur le passé et montre des faits, d’autres* font des projections à plusieurs années avec tous les risques liés aux externalités pouvant fausser les chiffres. Une chose est sûre, chaque transition technologique a fondamentalement modifié nos habitudes, notre mode de consommation et les industries. L’intelligence artificielle en fera autant qu’Internet où l’impact du mobile que nous connaissons aujourd’hui.

Lire l’article : Ordinateur, Internet, mobile et après ?

D’ici là, prenons le temps de lire attentivement et de prendre du recul sur chaque article. Même celui-ci.

Source : Deloitte / Venture Beat.

A propos de l'auteur

Co-fondateur et éditeur de Siècle Digital - Plusieurs expériences dans le digital planning, le trafic management et le social media. J'étudie et je me documente beaucoup sur les notions d'influence et de psychologie sociale et cognitive.

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