Durant l’été, il a été fait mention de la Russie un bon nombre de fois, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que les commentaires n’étaient pas très positifs. Mis en cause dans de nombreux cas de cyberattaques, le pays a beaucoup fait parler de lui en juillet, lorsque se sont succédés de nombreux piratages informatiques. Récemment, The Guardian rapporte que l’Occident aurait échoué dans la lutte contre les fake news diffusées largement par la Russie. C’est en tout cas le discours du ministre des Affaires Étrangères de la Lettonie, Edgars Rinkēvičs.

La première mention faite à la Russie cet été concerne l’ingérence du pays et son rôle dans les élections américaines. Un document top secret de la NSA, tombé dans le domaine public, laissait entendre très clairement le rôle du pays durant les présidentielles. Ensuite, lorsque la vague de piratage est arrivée durant l’été, la Russie s’est encore retrouvée à la lumière. En cause, la cyberattaque Petya (ou NotPetya), un ransomware qui a sévit dans des lieux publiques tels que les aéroports ou les banques. Ransomware car durant l’attaque, les hackers ont finit pas demander une rançon de 100 bitcoin, l’équivalent de 250 000 dollars. Mais malgré cela, un hacker prétendait que le ransomware était plutôt un wiper, un type d’attaque destructeur qui a pour objectif d’effacer les données. C’est suite à cette attaque dont l’Ukraine a particulièrement souffert que cette dernière a prétendu détenir des preuves de l’implication de la Russie. Et à chaque fois, le Kremlin dément les propos concernant le rôle que le pays a joué.

Poutine président Russie

Cette fois-ci, le ministre des Affaires Étrangères letton déclare qu’il possède de plus en plus de preuves qui montrent que la Russie est en train de participer à l’automatisation des fake news sur les réseaux sociaux. Et malgré la lutte de Facebook contre le fléau, le pays semble plutôt bien d’en sortir pour diffuser de fausses informations. Selon lui, les tweets écrits en langue Russe et dont le sujet porte sur l’OTAN, qui parviennent à la Lettonie et l’Estonie, sont majoritairement écrits par des bots. Le ministre s’insurge en expliquant que cette tactique est « une façon très systématique et nouvelle de répandre la propagande chez les jeunes ». Pour cette raison, il souhaite que le congrès continue son enquête sur l’ingérence russe qui a eu lieu lors des élections. Il déclare à ce sujet : « Si vous avez du piratage, des fausses nouvelles avec une finalité, il est très difficile de réagir. Nous pouvons découvrir ce qui s’est passé, mais il est très difficile d’apporter des preuves. Toute les lois dans ce domaine doivent être abordées ».

Hier, Vladimir Poutine déclarait que celui qui deviendrait le leader mondial du secteur de l’IA deviendrait « le souverain du monde ». Quand bien même les phrases suivantes se voulaient pseudo altruistes, ne serait-ce pas un bref aperçu de l’idée que se font la Russie et son président de l’utilisation des technologies ?

Source : The Guardian