Les voitures autonomes représentent un enjeu sur lequel chaque constructeur préfère rester plutôt discret quand à ses méthodes et ses technologies. Seulement, The Atlantic a réussit à en savoir plus sur les manières de faire de Waymo, ainsi que sur Castle, une base secrète qui permet de tester les voitures autonomes.

Dans l’un des coins du campus d’Alphabet, maison mère de Google, une équipe travaille sur un logiciel qui pourrait être l’un des points clefs du développement des voitures autonomes Waymo. Crée par James Stout, son nom est Carcraft, en référence au jeu vidéo WOW, World of Warcraft. Carcraft permet de représenter virtuellement le monde réel afin que les voitures autonomes puissent s’exercer librement. Stout précise au sujet du logiciel que « La grande majorité du travail effectué est motivé par des choses vues dans la simulation ». À son origine, Carcraft avait seulement pour objectif de rejouer des scènes ayant eu lieu sur des routes réelles et publiques, il a finalement pris énormément d’ampleur et est maintenant l’un des outils les plus importants dans la conception de la voiture autonome Waymo. Selon The Atlantic, 25 000 voitures autonomes roulent à tout moment sur les routes virtuelles qui représentent celles d’Austin, de Mountain View ou autres, avec différents scénarios de test. Collectivement, les voitures représentent plus de 13 millions de kilomètres effectués chaque jour. Les simulations combinent les kilomètres parcourus sur les routes réelles avec un programme de test structuré, qui se déroule dans la base de Castle.

Castle base de Waymo

Castle est une ville fictive qui n’est pas représentée sur les GPS (et encore moins sur Google Maps !), et pour s’y rendre, il faut en posséder les coordonnées GPS. Le journaliste de The Atlantic reporte que la ville fait 40 hectares, et est située à coté de Merced, à 200 kilomètres de Sacramento. Castle tire son nom de sa proximité avec Castle Air Force, une ancienne base militaire aérienne. Waymo utilise ce lieu afin de pouvoir sculpter des environnements en fonction de ses besoins et surtout, il y crée de milliers de variations scénaristiques. Ensuite, les voitures sont capables de stocker assez de données pour pouvoir créer des environnements virtuels (et encore une fois, des scénarios). Et ainsi de suite.

Le fait que Uber se permette de communiquer sur outil de simulation quelques jours après Waymo n’est pas anodin et montre à quel point l’enjeu est grand. En faisant cela, Uber montre à son concurrent qu’il utilise une technologie relativement similaire, et surtout, qu’il n’est pas en retard.

Source : The Atlantic

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