Dans de multiples domaines, la Chine représente un énorme potentiel qui contrairement à d’autres territoires n’est pas encore (totalement) exploité. Seulement, le pays et le marché sont parfois difficiles à décrypter pour ceux qui en sont extérieurs, à l’exemple de Facebook qui s’est contraint à tester un réseau social anonymement, sans y ajouter sa griffe ou son habituel logo bleu. Parce que le marché a du potentiel mais qu’il reste difficile à analyser, l’entreprise Renault-Nissan s’est associée à un constructeur chinois du nom de Dongfeng afin de créer une deuxième entreprise. L’objectif de cette dernière sera de construire et proposer des voitures électriques en Chine. Selon l’Association chinoises des constructeurs automobiles, le pays représente le plus gros marché mondial de voitures électriques, soit 260 000 modèles vendus en 2016. Un fort potentiel, donc.

Depuis l’année 2016, Renault-Nissan est associé à Dongfeng et tout deux exploitent usine à Wuhan (centre de la Chine), seulement, l’alliance franco-japonaise ne tient pas le coup face à son concurrent PSA, déjà installé dans le pays depuis une quarantaine d’années. La deuxième coentreprise portera le nom de eGT New Energy Automotive, dont le siège sera situé au même endroit que la deuxième usine à Shiyan, dans la province de Hubei. EGT New Energy Automotive sera détenue à 50% par Dongfeng Motor et à 25% respectifs pour Renault et Nissan. L’entreprise aura besoin de « s’appu[yer] sur les compétences clés de chaque partenaire pour produire des véhicules électriques compétitifs destinés au marché chinois“, a indiqué Renault-Nissan dans un communiqué. Qui plus est, Renault-Nissan aura besoin des compétences de son collaborateur s’il veut produire en réduisant les coûts et « mettre en vente [des véhicules] au prix de 7 000 euros », ce que souhaite le PDG Carlos Ghosn.

Renault-Nissan

La production et l’exploitation de l’usine sont prévues pour 2019 dans l’usine dont la capacité de production est de 120 000 véhicule par an. Pour l’instant, l’objectif de vente de Renault-Nissan est de 70 000, un chiffre qui peut sembler bas sur un marché de 25 millions d’unités, mais qui pourrait être une réelle opportunité pour les deux partenaires alors que les ventes de PSA ne sont pas très bonnes.

Au sujet de l’avenir de ce nouveau partenariat, Carlos Ghosn déclare “Nous sommes confiants dans notre capacité à répondre aux attentes des clients chinois et à renforcer notre leadership mondial dans le véhicule électrique ». Et aux vues du potentiel du territoire, ce nouveau partenariat semble bien amorcé.

Source : TechCrunch