Le 20 juillet 1969, Neil Armstrong posait le pied sur la Lune. Depuis, les scientifiques, puis les entreprises ont compris à quel point ce gros cailloux était une mine d’or. Helium-3, aluminium, fer, titane, silicium, les ressources présentes sur la Lune sont presque toutes stratégiques, et de grande valeur.

L’helium-3, par exemple, a une valeur plus de 33 fois supérieur à celle de l’or. Il est valorisé à 44 000 dollars par once, contre seulement 1 200 pour une once d’or. Cette énorme valeur vient de sa capacité à servir de combustible pour les réacteurs à fusion. L’helium-3 est si puissant que seulement 100 kilogrammes serviraient à alimenter la ville de Dallas pour une année entière. Ainsi, avec une valeur de 3 milliards de dollars au kilo, l’helium-3 vaut beaucoup plus que l’or, le diamant, ou l’uranium enrichi.

Pour Gerald Kulcinski du Fusion Technology Institute, « la proximité de la Lune et la présence massive d’hélium 3 apporté par le vent solaire et piégé par les roches lunaires offre des opportunités inestimables. L’hélium 3 est le combustible parfait pour le processus de fusion deutérium-hélium 3. Autre avantage rendu possible par ce processus de fusion : les déchets radioactifs auront un très court cycle de vie, ce qui simplifiera les problèmes de stockage et de retraitement avec pour bonne conséquence un coût négligeable pour notre environnement. »

Ce sont dont des quadrillons de dollars de ressources qui dorment sur la Lune, et bien entendu, cela attise bien des convoitises. D’après Digital Trends, des entreprises sont déjà sur le coup et des fusées ont déjà été élaborées pour atteindre cet objectif. La Federal Aviation Administration (FAA), agence américaine chargée des réglementations pour l’aviation aurait déjà donné des accords pour des lancements.

Moon Express est probablement la structure la plus importante parmi celles qui auraient reçu une autorisation. Son président et co-fondateur a même annoncé très clairement ses intentions en précisant lors d’une conférence qu’ils n’allaient « pas sur la Lune parce que c’est facile, mais parce que c’est lucratif. » Un clin d’oeil au discours de JFK prononcé en 1962, sept ans avant l’alunissage de Neil Armstrong.

Avec les avancées technologiques et économiques d’entreprises comme SpaceX, la Lune n’a jamais été aussi proche. Reste à voir comment la Terre commercialisera l’exploitation de ce satellite de la Terre.