Un rapport que s’est procuré le média Motheboard ferait mention d’un large ciblage du secteur de l’énergie du Royaume-Uni de la part d’hackers d’État. Ce rapport a été rédigé par le National Cyber Security Centre (NCSC), une succursale du Government Communications Headquarters (GCHQ), le service de renseignements électroniques du pays.

« Le NCSC pense qu’en raison de l’utilisation d’un vaste ciblage par les attaquants, un certain nombre de systèmes de contrôle industriels et de sociétés de services pourraient être compromis, » peut-on apprendre dans ce rapport.

Le NCSC a identifié un comportement qui pourrait laisser croire qu’au moins ces établissements ont été la cible de hackers. De nombreuses adresses IP basées au Royaume-Uni se sont connectées à des infrastructures liées à des acteurs hostiles, protégés par un État, et connus pour cibler les secteurs de l’énergie et de l’industrie.

L’organisme du GCHQ n’a pas certifié l’authenticité du rapport que s’est procuré Motherboard, mais il ne l’a pas non plus démenti. Pourtant, cette ‘attaque’ est loin d’être incohérente avec l’environnement actuel. Si les entreprises européennes le remettent doucement de la propagation de Petya, le secteur de l’énergie reste sur le qui-vive. Le New York Times a révélé au début du mois de juillet que les ordinateurs de sociétés gérant des centrales nucléaires et d’autres installations aux États-Unis ainsi que dans d’autres pays auraient été la cible de hackers.

Avec l’Irlande, nous en somme au troisième territoire dont l’infrastructure énergétique a été ciblée par des hackers derrière lesquels se cacherait un pays.

Après un test concluant avec Petya et sa capacité à bloquer un pays, peut-on s’attendre à ce que de nombreux territoires anglophones soient ciblés et voient leur réseau électrique mis hors service ? D’une façon plus large géographiquement, ces intrusions “s’avèrent faire partie d’une campagne plus large à travers plusieurs pays, et plusieurs continents.”

Quel risque y aurait-il en France, surtout lorsque l’on connait notre dépendance au nucléaire ? Nous vivons à une époque où nous avons besoins d’avoir le plus de hackers de notre côté.