N’y voyez aucun cynisme ou ironie du sort, mais oui, à l’heure où le Royaume Uni quitte l’union européenne, une fintech anglaise a annoncé lors du Salon Money 2020 son intention de conquérir le Vieux Continent. L’argent n’a pas de frontière.

Après N26, la néobanque berlinoise et Orange Bank la française c’est au tour du pays de Shakespeare de lancer un service de banque 2.0 : Starling Bank. Le service mise sur les analyses automatiques de donnée et un service Open API, inédit dans le secteur. Avec 2000 nouveaux clients par semaine (dont un de nos chroniqueurs !) revendiqué, la berlinoise N26 qui a deux ans peut clamer 300 000 utilisateurs en Europe.

Un défi donc pour Starling Bank qui vient d’obtenir son agrément pour toute l’Union européenne. Sur l’App Store anglais depuis quelques semaines, l’application prépare sa venue en Irlande “Nous n’avons pas encore décidé quels pays viendraient ensuite, mais l’expansion sur le marché européen s’étalera au cours des 18 prochains mois et concerna les pays ayant la population la plus importante. Notre arrivée en France est donc bien prévue” c’est en ses termes que Anne Boden, CEO de la banque, s’est exprimée auprès du site l’Usine Digitale.

L’application permet aux utilisateurs de souscrire en quelques minutes et d’obtenir une carte Mastercard. À l’instar de ses concurrentes, la banque offre la possibilité de bloquer et débloquer sa carte immédiatement et d’envoyer de l’argent à ses amis depuis son répertoire.

Mais là où Starling Bank marque des points c’est dans l’analyse des données de transactions poussées au point que l’application vous alerte grâce à des algorithmes de machine learning si vous dépensez trop d’argent sur une période donnée. Autre corde à son arc : son architecture ouverte en Open API qui permet d’y ajouter des fonctionnalités développées par des tiers. Dans cette logique la fintech anglo-saxonne développe une marketplace regroupant plusieurs services qui vont du transfert d’argent à la gestion de patrimoine.

Fort d’une levée de fonds de 70 millions de livres en janvier 2016 la startup va repartir pour une tournée et espère boucler un tour de 40 millions pour soutenir son expansion en Europe.

Source.