En parallèle du retour sur Terre de Thomas Pesquet, rentré il y a quelques jours d’une mission de 6 mois sur l’ISS, et d’Elon Musk qui s’occupe avec la fusée SpaceX, l’armée américaine s’intéresse à l’Espace de très prêt. Deux escadrons ont été sollicités afin d’entrainer l’armée à un cas de guerre spatiale : les Space Agressors.

Les 26e et 527e escadrons de l’armée de l’air sont chargés de protéger les ressources spatiales, de renforcer la défense, et d’élaborer des stratégies visant à sécuriser les intérêts spatiaux. Sous formes de jeux de rôles, les Space Agressors jouent comme leur nom l’indique le rôle des méchants et attaquent les troupes classiques afin d’analyser leur réaction et de les renforcer. La plupart des simulations se font autour de la cyber-guerre : il faut savoir que le système de positionnement global, le GPS, est composé de 31 satellites appartenant aux USA. Et comme tout système, il peut avoir des failles ou être vulnérable. Ainsi, les Space Agressors utilisent entre autres la tactique du « brouillage de la force brute », qui consiste à utiliser les réseaux satellites pour brouiller les communications. L’armée américaine apprend donc à se battre sans GPS ni réseaux, les remplaçant tout deux par des cartes, des compas et des « systèmes de navigation inertiels », système qui n’ont pas besoin de point de référence en orbite.

Space Agressors

Les Etats-Unis se préparent à cette guerre potentielle car en cas d’attaque de ses GPS, les armées pourraient se retrouver obliger d’utiliser des méthodes archaïques. Alors plutôt que d’être surpris, le pays préfère se préparer. Le chef du 26e escadrons déclare :

Notre travail est non seulement de comprendre les différents types de menaces et de potentiels ennemis, mais également d’être capable de les décrire et les reproduire pour les gentils, notre Air Force.

Sur la même problématique, le sénateur Ted Cruz a aussi demandé à l’armée d’évaluer la menace des biens spatiaux, qui pourraient être émises par la Chine ou la Russie. Ces deux pays sont capables de développer rapidement des armes anti-satellites, du calibre de celles qui pourraient détruire les 31 satellites américains.

Pour éviter cela, les USA souhaitent approfondir et renforcer les partenariats de défense dans l’espace. Il semble donc possible que la prochaine guerre ne soit donc pas nucléaire, mais spatiale. En 1983, Richard Nixon rendait publique IDS, dit aussi « Guerre des étoiles », qui était conçu pour pouvoir intercepter des missiles depuis la terre et l’orbite. Le programme a finalement été interrompu quelques années après. À-t-on vraiment évolué depuis ces années là ?

Source : The Next Web