Alphabet(Google), Apple, Amazon, Microsoft et Facebook gagnent beaucoup d’argent, mais vraiment beaucoup d’argent. Mise à part cette évidence citée, il est intéressant de se pencher sur les sources de revenus de ces colosses qui sont loin d’avoir les pieds d’argiles.

À cet effet, Visual Capitalist a publié une infographie qui permet de voir clairement quels sont les secteurs qui rapportent le plus à chacune des cinq entreprises.

Apple : quand l’iPhone va, tout va.

Avec 63% de ses revenus dus à la vente d’iPhone, l’entreprise à la plus grande capitalisation boursière du monde (804 milliards de dollars) semble tenir un modèle économique bien fragile qui marche grâce à un exceptionnel cash flow qui lui permet d’assurer le coût de production du smartphone. Espérons pour la firme à la pomme qu’elle finira par connaître les joies de la diversification et pourra dormir sur ces deux oreilles et plus une collée à l’iPhone. L’entreprise met pourtant tout en œuvre pour “penser différemment” et réinvestit massivement dans les technologies de demain, en atteste les rumeurs de la Apple Car et de casque de réalité augmentée. De plus, son investissement de 1 milliard de dollars dans l’industrie aux USA est loin d’être de la philanthropie.

Alphabet : la dernière pub avant la fin du monde.

Pub, pub et pub, c’est ce qui fait vivre l’entreprise. Le reste c’est de la littérature. Avec 88% de ses revenus liés à la publicité venant de AdWords et YouTube, on peut aisément qualifier Alphabet de plus grande régie publicitaire du monde. Et entre quelques millions de référencements Alphabet fait un peu d’argent en fabriquant des smartphones (Pixel) et en profitant pour vendre Android et Google Play par la même occasion. Le contraste entre le caractère innovant de l’entreprise et sa source de revenu vieille comme l’information à savoir la publicité est saisissant. Mais la nébuleuse Alphabet, comme Apple, met ses billes dans les technologies de demain comme la voiture intelligente, la recherche médicale ou la fibre. Cela représente seulement 1% de ses revenus. Trop peu ?

Microsoft : DI-VER-SI-FI-CA-TION !

Ne pas mettre tout ses œufs dans le même panier. C’est pas faute d’avoir entendu mamie le rabâcher toute notre enfance ! Et bien Bill Gates il écoutait sa mamie, lui. Bien lui en a pris puisqu’aujourd’hui il est l’homme le plus riche du monde. Outre Office qui constitue 28% de ses revenus, la firme de Redmond peut compter sur ses solutions professionnelles comme Windows Server ou Microsoft Azure (22%). À tel point que son activité historique (Windows) ne représente plus que 9% de ses revenus. Google a d’ailleurs bien compris les opportunités que représentent le marché et commence à amorcer ses premières manœuvres en proposant G suite aux professionnelles.

Amazon : commerçant avant tout.

Dans l’antiquité les Amazones étaient un peuple de femmes guerrières redoutables qui se coupaient un sein pour tirer à l’arc dit-on. Amazon peut aller très loin aussi (Jeff Bezos aurait-il donné ses cheveux en sacrifice ?) pour vendre plus et mieux. Des boutons Dash, à Amazon Echo en passant par des lampes qui intègrent Alexa ou l’ouverture prochaine de Amazon Go. C’est donc logiquement que 72% de ses revenus soient à mettre sur le compte de Amazon Products, le reste se répartissant entre Amazon media (18%) la régie publicitaire du groupe et les service Web comme le cloud AWS par exemple.

Facebook : voir Alphabet.

D’un côté avec 2 milliards d’utilisateurs quotidien … ça en fait de la data à vendre à des annonceurs ! Ce serait bête de s’en priver, n’est-ce pas ? Avec 97% de ses revenus venant de Facebook Ads, le grand “F” a dit un grand oui à la publicité et un grand non à la protection de la vie privé, et ça rapporte ! Les 3% restants demeurent un mystère, L’Oculus peut être? Non je rigole !

Source.