C’est l’amende maximale que Facebook s’est vu infliger par la CNIL hier. La somme de 150 000 euros lui sont réclamés pour des manquements graves dans le respect de la loi Informatique et Liberté.

C’est une amende française et malheureusement elle n’est pas à la hauteur de Facebook. 150 000 euros ne représentent que 0,002% du chiffre d’affaires trimestriel du groupe. Même si une sanction financière pourrait être adaptée à la taille de l’entreprise, il n’en est pas moins que le réseau social est hors la loi. Facebook a procédé « à la combinaison massive des données personnelles des internautes à des fins de ciblage publicitaire. »

Le fait le plus grave est probablement celui qui réside dans le suivi de la navigation des internautes via le cookie ‘data’. Le tout, à l’insu des utilisateurs (avec ou sans comptes) de Facebook. « Cette collecte massive de données effectuée via le cookie ‘datr’ est déloyale en l’absence d’information claire et précise. »

De son côté, Facebook n’est pas d’accord avec la décision de la CNIL. Dans un message transmis au Monde, un représentant de Facebook s’est exprimé en annonçant que « chez Facebook, donner aux utilisateurs le contrôle sur la confidentialité de leurs données est au cœur de tout ce que nous faisons. (…) Nous restons disponibles pour travailler avec la CNIL autour de ces questions, alors que nous nous préparons pour la nouvelle réglementation européenne sur la protection des données en 2018. »

Entre le réseau social et la CNIL on se renvoie la balle dans une affaire qui a débuté en 2015 après une mise à jour des CGU. Au milieu se trouvent les utilisateurs, dindons de la farce.

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A propos de l'auteur

Co-fondateur de Siècle Digital, j'occupe mes journées à écrire et imaginer ce que sera l'univers numérique de demain.

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