C’est la question sérieuse que l’on peut se poser en regardant le cas d’étude d’une marque de fruits, Dole, et l’utilisation d’une Intelligence Artificielle : Albert. Mais qu’est-ce qui nous fait dire que cette IA peut sonner la fin des agences média ?

Tout d’abord, Albert (Einstein ?) est une plateforme d’intelligence artificielle développée par Adgorithms. L’outil couplé d’une IA a pour objectif de faciliter les prises de décision et la rentabilité des campagnes marketing digitale. L’achat média, ciblage d’audiences, A/B testing ainsi que l’analyse et la recommandation d’opportunités sont des missions d’Albert.

En mentionnant le nom de l’intelligence artificielle « Albert », nous pensons immédiatement aux autres IA comme Einstein de Salesforce ou encore Watson d’IBM. Si cette dernière fait beaucoup parler d’elle, en s’affichant même à travers des spots publicitaires sur BFM TV, Watson d’IBM est plus connu pour des actions de communication et des « prouesses technologiques ». L’exemple même serait de citer le trailer réalisé par l’IA Watson. Ce qui distingue aujourd’hui l’IA Albert, c’est son utilisation concrète et pragmatique, comme se veut être le marketing.

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C’est la première intelligence artificielle dédiée à l’achat d’espaces publicitaires. Facebook ads, Twitter ads et Google Display semblent être les seuls emplacements que puissent de manière autonome l’IA. Ce qui est en soit plus que représentatif du Web au regard du trafic de Facebook et Twitter et nombre d’éditeurs associés à Adsense (Google Display) pour monétiser leur(s) site(s).

Choix des visuels par Albert pour la marque de fruits Dole.

Pour répondre au titre de l’article : serait-ce le Gong de fin pour les agences média ? À l’heure actuelle oui et non. Oui, dans une certaine mesure où l’IA « Albert » travaille 24/7, est en perpétuelle amélioration grâce au machine learning et que les résultats de ses clients sont énormes. Mais non, en tout cas pas tout de suite, car l’IA promet de belles choses, il faudra toujours des ressources humaines pour la gérer dans un certain sens. Paramètrer des insights de son marché, valider des formats publicitaires, interpréter et exporter les insights de l’IA dans les autres services. De plus, cela nécessite des compétences internes que beaucoup d’entreprises n’ont pas encore pour ce qui est du traffic management.

A propos de l'auteur

Co-fondateur et éditeur de Siècle Digital - Plusieurs expériences dans le digital planning, le trafic management et le social media. J'étudie et je me documente beaucoup sur les notions d'influence et de psychologie sociale et cognitive.

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