Aujourd’hui, SpaceX, l’entreprise aérospatiale du fantasque Elon Musk va lancer un nouveau satellite en orbite. Cette mission orbitale va être effectuée par la fusée Falcon 9. Cette fusée avait déjà été utilisée pour un lancement précédent, elle avait envoyé des cargaisons à la Station Spatiale Internationale pour la Nasa pour revenir se poser en pleine mer sur une plateforme. L’exploit résidant déjà dans cette mission, SpaceX va tenter de réutiliser la fusée Falcon 9.

Après cinq ans de préparation, jeudi, les ingénieurs de SpaceX pourront enfin savoir s’ils sont entrés dans l’histoire de l’aérospatiale. Jusque là, toutes les fusées qui atteignent l’orbite sont détruites ou ne sont pas récupérées après leurs missions, ce qui constitue un gouffre financier.

Le plan de SpaceX consisterait à récupérer le corps principal de la fusée qui fait l’équivalent de 14 étages et qui contient les moteurs principaux, ainsi que la majorité du carburant. Une dizaine de minutes après le lancement, la partie supérieure devrait se désolidariser du reste pour entamer une descente contrôlée sur Terre. Le carburant restant servira à effectuer une propulsion supersonique rétro, en langage humain (et terrien) cela veut dire que le carburant restant servira à remettre en marche les moteurs pour que l’engin fasse l’entrée dans l’atmosphère terrestre la plus douce possible.

Une solution ingénieuse et économique puisqu’il n’y a pas besoin d’ajouter un parachute ou des ailes pour contrôler le “vol retour”. Pour ce lancement inédit, c’est un opérateur satellite basé au Luxembourg qui a décidé de faire confiance à la société d’Elon Musk. Son satellite SES-10 est destiné à fournir des services de communication en Amérique Latine.

“Ayant été le premier opérateur de satellite commercial à nous être lancé avec SpaceX en 2013, nous sommes ravis d’être de nouveau le premier client à lancer la première mission SpaceX où une fusée a déjà été utilisée,” Martin Halliwell CTO de SES.

Ces parties du Falcon 9 pourraient être réutilisables 10 à 20 fois ce qui rendrait ce genre de vol compétitif et engendrer de grosses économies d’échelle. Un grand pas dans la vision d’ouverture de l’espace de Mr Musk.

Le vol aura lieu à 18h à Cap Canaveral, en Floride, d’après les statisticiens il y aura une fenêtre de lancement de deux heures et demie et 70% de chance pour que les conditions météo soient favorables. En France, il sera minuit lors de ce lancement.

Pour le reste il faudra s’armer de patience et appliquer les fameux préceptes anglo-saxon : Test & Learn et Wait & See.

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